Frédéric BRUN
Frédéric Brun
Fils de Jacques Brun et neveu de Michel Brun, deux coureurs de très bons niveaux des années 50, Frédéric Brun est né, à Ribérac, le 15 septembre 1957. Il est décédé le 22 décembre 2025, à La Roche Chalais.
Ses clubs amateurs :
Frédéric Brun a débuté sa carrière en 1974, dans la catégorie des Juniors, à l’UC Nontron. Il porte les couleurs de ce club jusqu’en 1976.
En 1977 et en 1978, il porte le maillot de l’AC Limoges Bussière Poitevine.
Son parcours professionnel :
De 1979 à 1986, il reste fidèle à l’équipe Peugeot encadrée successivement par Maurice De Muer et Roger Legeay.
Durant toutes ces années, il a comme équipiers : Jacques Bossis, Bernard Bourreau, Régis Delépine, Gilbert Duclos Lassalle, Jacques Esclassan, Yves Hézard, Michel Laurent, Roger Legeay, Hubert Linard, Régis Ovion, Patrick Perret, Guy Sibille, Pascal Simon, Bernard Thevenet, Marcel Tinazzi, Grégor Braun, José De Cauwer, Graham Jones, Hennie Kuiper, Jean Luc Vandenbroucke, Alan Van Heerden, Phil Anderson, Robert Millar, Stephen Roche, Francis Castaing, Gilbert Chaumaz, Philippe Martinez, Dominique Sanders, Philippe Dalibard, Jean René Bernaudeau, André Chalmel, Yavé Cahard, Sean Yates, Allan Peiper, Robert Forest, Dominique Garde, Pascal Guyot, Dominique Lecrocq, Régis Clère, Yvan Frebert, Didier Garcia, Eric Louvel, Ronan Pensec, Dag Otto Lauritzen, Philippe Casado, Bruno Cornillet, Jean Guérin, Loic Le Flohic, Philippe Louviot, Jérome Simon, Bruno Wojtinek, Gilbert Glauss, Jan Koba.
De 1987 à 1989, Frédéric Brun porte le maillot de l’équipe Z Peugeot dirigée par Roger Legeay et Serge Beucherie.
Durant ces trois années, il a comme équipiers : Philippe Casado, Bruno Cornillet, Gilbert Duclos Lassalle, Jean Louis Gauthier, Jean Guérin, Pierre Le Bigaut, Loic Le Flohic, Denis Leproux, Eric Louvel, Philippe Louviot, Ronan Pensec, Denis Roux, Jérome Simon, Pascal Simon, Bruno Wojtinek, Serge Demière, Gilbert Glauss, Jan Koba, Henri Abadie, Francis Castaing, Pascal Peyramaure, Kim Andersen, Atle Kvalsvoll, Olaf Lurvig, Joey Mac Loughlin, Adrian Timmis, Eric Boyer, François Lemarchand, Laurent Madouas, Robert Millar.
En 1990 et en 1991, Frédéric Brun porte le maillot de l’équipe RMO Mavic Cycles Libéria dirigée par Bernard Vallet et Bruno Roussel.
Il a alors pour équipiers : Jean Claude Bagot, Philippe Bouvatier, Eric Caritoux, Thierry Claveyrolat, Jean Claude Colotti, Jean Luc Jonrond, Thierry Laurent, Pascal Lino, Christophe Manin, Charly Mottet, Frank Pineau, Danté Rezzé, Gilles Sanders, Per Pedersen, Mauro Ribeiro, Michel Vermotte, Marcel Wust, Philippe Chevalier, Jean Philippe Dojwa, Yvon Madiot, Clayton Stephenson, Richard Virenque.
1974 – Des débuts en douceur en juniors.
Frédéric Brun prend le départ de sa première course au mois de juin, au Chalard, Michel Besse, de l’UC Confolens, remporte l’épreuve. Frédéric Brun termine 17ème sur 18 classés. Il faut dire qu’il ne s’entraînait que très peu, préférant la mobylette au vélo.
Il va toutefois triompher, à deux reprises, au cours de la saison. Le 8 septembre, il s’impose, au sprint, à Chéronnac sur une épreuve réservée aux juniors. Il devance Jean Pierre Abot, du VC La Trimouille et Michel Besse. Le 15 septembre, il récidive à Barret, en Charente, où il franchit la ligne d’arrivée avec trois minutes d’avance.
1975 – Une demi saison en privilégiant les études.
En 1975, Frédéric Brun, encore junior, débute sa saison au mois de juillet après avoir obtenu son CAP d’électricien.
Il commence à rentrer plus régulièrement dans le top 10 et il ajoute deux autres victoires à son palmarès.
Le 14 juillet, il s’impose à La Rochefoucauld et le 15 septembre, il lève les bras à Houlette, près de Cognac.
1976 – Les victoires s’enchaînent.
Le 6 juin, le Cyclo Racing Club Limousin organise l’Omnium des Espoirs à Feytiat. L’épreuve comporte un contre la montre de 31 kilomètres disputé le matin et une course en ligne l’après midi. Frédéric Brun remporte le chrono en 50′ 21″. Il devance de onze secondes, le coureur du Cyclo Racing Club Limousin, Yves Nicolas. Les autres concurrents sont, pour la plupart, repoussés à plus de deux minutes. Lors de l’étape de l’après midi, Frédéric Brun et Yves Nicolas se neutralisent. Ils terminent respectivement 17ème et 13ème, tous les deux, à 38 secondes du vainqueur l’Uzerchois, Guy Champeaux. On retrouve Frédéric Brun et Yves Nicolas aux deux premières places du classement général final. Le 3ème, le coureur de Terrasson, Jean Marc Gardet termine à 2′ 10″.
Le 20 juin, Frédéric Brun s’impose à Saint Gervais. Au 2ème des 13 tours de circuit, Frédéric Brun passe à l’attaque. Il entraine avec lui Jean Pierre Pasquier d’Angoulème, Roger Thevenet de Civray, Guy Biojout de l’AS Saint Junien et Alain Jourdan de Confolens. Les cinq hommes portent rapidement leur avance à la minute. Victime de crampes, Alain Jourdan décroche. Au sprint, Frédéric Brun est le plus rapide. Il devance Guy Biojout et Roger Thévenet.
Le 15 août, Frédéric Brun triomphe à Rudeau Ladosse. Il devance le coureur de la Pédale Faidherbe, Mustapha Najjari et le coureur de Terrasson, Jean Marc Gardet. Frédéric Brun récidive, le lendemain, à Marval. Dès le 1er des huit tours de circuit, il lance la bonne échappée en compagnie de son camarade de club Michel Mariaud et du coureur de Mussidan, Jacques Martin. Le trio aborde la dernière ligne droite avec plus de deux minutes d’avance. Frédéric Brun s’impose au sprint.
Le 29 août, Frédéric Brun devance, à Etouars, Jean Marc Porcherie de la Pédale du Nontronnais et Daniel Raymondaud du Cyclo Racing Club Limousin.
Le 26 septembre, il remporte le Prix de Saint Jouvent avec la côte de Puyménier à escalader à 15 reprises. C’est au 10ème tour que se dessine la bonne échappée avec Frédéric Brun, Michel Soutanie de Bergerac, Stéphane Suchaud de l’Union Vélocipédique Limousine et Lionel Sallat de la Pédale du Nontronnais. Au sprint, Frédéric Brun se montre le plus rapide.
Durant la saison Frédéric Brun a engrangé une douzaine de victoires, il a également triomphé à Faux en Périgord et il est resté maitre chez lui, le 18 septembre, en remportant la nocturne de Nontron.
1977 – Membre du Club Limousin. Premières victoires en toutes catégories.
Frédéric Brun qui effectue son service militaire au 20ème RA, à Limoges, est désormais licencié dans le Comité du Limousin où il porte les couleurs de l’AC Limoges Bussière Poitevine. Il va bénéficié d’une libération anticipée suite au décès brutal de son père.
Il se distingue, le 7 mai, lors de la 3ème étape des Boucles de la Haute Vienne où il va chercher la 4ème place derrière des coureurs d’expérience que sont Jean Pinault, Marc Durant et Jean Pierre Guitard.
Frédéric Brun commence à attirer l’attention des responsables du Comité du Limousin. Ainsi du 12 au 15 mai, il dispute avec le Club Limousin, le Tour d’Emeraude. Il est accompagné de Michel Duprat, Michel Dupuytren et Yves Nicolas du Cyclo Racing Club Limousin, de Claude Moret d’Aubusson, de Marc Durant de Guéret et de François Avice de Brive. L’équipe Limousine se distingue en terminant 2ème du classement par équipe. Lors de l’étape contre la montre Marc Durant prend la 3ème place, Yves Nicolas la 6ème et Frédéric Brun la 8ème. Au classement général final remporté par le Bordelais Jean Marie Michel, on retrouve Marc Durant 3ème, Yves Nicolas 5ème et Frédéric Brun 11ème.
Avec son club, Frédéric Brun dispute, du 21 au 22 mai le Circuit de la Grande Champagne, à Segonzac. Il est accompagné de Daniel Savary, Philippe Giethlen, Erick Lenfant et Jean Michel Richefort. Deux étapes en ligne et un chrono sont au programme. Au chrono Frédéric Brun se classe 4ème à 39 secondes du coureur d’Angoulème Jean Louis Gauthier. Au classement général final, il termine 6ème à 2′ 37″ de Jean Louis Gauthier.
Le 5 juin, c’est sur les routes du Pays de Brive que va se dérouler le Championnat du Limousin des Sociétés. L’UC Brive chargée de l’organisation a tracé une boucle de 45 kilomètres à accomplir à deux reprises avec départ et arrivée à Brive, en passant par Grange, Saint Pantaléon de Larche, Varetz, Le Burg, Saint Aulaire, Objat, Garavet. Le circuit proposé n’est pas excessivement difficile. Le Cyclo Racing Club Limousin Prestifrance qui a remporté les six dernières éditions est naturellement le grand favori avec Jean Bernaben, Francis Duteil, Michel Dupuytren et Yves Nicolas. L’AC Limoges Bussière Poitevine présente au départ une très solide équipe de rouleurs composée de Jean Pierre Guitard Frédéric Brun, Jacques Ballot et Daniel Savary. Avec un leader de la trempe de Jean Pierre Guitard, un habitué des contre la montre par équipes puisqu’il a remporté le titre de Champion de France des Sociétés avec le CSM Puteaux, l’AC Limoges Bussière Poitevine va prendre une revanche sur l’an passé. Dès la fin de la 1ère boucle, l’ACLBP Rouquié annonce la couleur. Les porteurs des maillots blanc à bande rouge repoussent le CRCL Prestifrance à 1′ 7″. Continuant sur le même rythme, ils vont faire aussi bien sur les 45 derniers kilomètres puisqu’à l’arrivée, le CRCL accuse un retard de 2′ 14″. Pour Frédéric Brun, c’est un premier titre officiel de champion du Limousin.
Le 7 juin, le Club Limousin se présente au départ de la Route De France. Alain Buffière, Frédéric Brun, Christophe Beaubrun, Marc Durant, Michel Duprat, Yves Nicolas et Michel Dupuytren ont été retenus pour cette importante épreuve réservée aux jeunes amateurs. Seul Marc Durant va tirer son épingle du jeu. Frédéric Brun abandonne lors de la 5ème étape en même temps que Michel Dupuytren et Yves Nicolas.
Le 15 juin, Frédéric Brun fait partie de la sélection Limousine au départ du Championnat de France des Comités à Lignac. Il est accompagné de Francis Duteil, Michel Dupuytren et Marc Durant. L’équipe Limousine prend la 7ème place, à 3′ 50″ de l’équipe de Normandie qui devance Les Pyrénées et l’Ile de France.
Le 16 août, Frédéric Brun se montre le meilleur à Marval. Il passe à l’attaque à l’avant dernier tour et franchit la ligne d’arrivée, en solitaire, avec une minute d’avance sur Yves Nicolas et 2′ 12″ sur Michel Dupuytren. C’est une de ses premières victoires en toutes catégories.
Le 4 septembre, il récidive à Saint Bonnet Briance. Au 4ème des 8 tours de circuit, Frédéric Brun, Jean Claude Courteix de Saint Eloy Les Mines et Daniel Raymondaud du Cyclo Racing Club Limousin, prennent le large. Au 6ème tour, Frédéric Brun continue seul l’aventure et porte son avance à 40 secondes à un tour de l’arrivée. Malgré une forte réaction conjuguée de Jean Claude Courteix et de Daniel Samy de Saint Eloy les Mines et de Michel Dupuytren et Francis Duteil du Cyclo Racing Club Limousin, Frédéric Brun parvient à conserver onze petites secondes sur la ligne d’arrivée.
Du 9 au 12 octobre, le Club Limousin fait le déplacement en Espagne pour disputer le Tour d’Ampurdan. L’équipe est composée de Frédéric Brun, Claude Moret, Yves Nicolas, Michel Besse et Francis Duteil. Ce dernier vainqueur de l’édition précédente termine 5ème. Frédéric Brun qui lors de la 3ème étape a fait un très gros travail pour ramener Francis Duteil à l’avant de la course, termine 33ème.
Le 22 octobre, Frédéric Brun prend le départ du Grand Prix de France, une épreuve de 40 kilomètres disputée contre la montre, à Castera Verduzan dans le Gers. Il y obtient une très belle 2ème place à 58 secondes de l’Espagnol Juan Argudo confirmant ainsi ses très bonnes qualités de rouleur. L’Anglais, Paul Sherwen complète le podium.
1978 – Une très bonne saison qui lui ouvre les portes du milieu pro.
Le 19 mars, Frédéric Brun devance ses deux nouveaux équipiers, Michel Dupuytren et Yves Nicolas à la course de classement de l’AC Limoges Bussière Poitevine, à Bussière Poitevine.
Le 3 avril, il termine à la seconde place derrière Daniel Ceulemans du célèbre Circuit Boussaquin. Echappé dès la première ascension de Toulx Sainte Croix, en compagnie de Marc Durant, d’Yves Nicolas et de Daniel Ceulemans, il a du laisser filer vers la victoire ce dernier qui a porté une attaque décisive à l’approche de la flamme rouge.
Frédéric Brun enchaîne les déplacements avec son club. Après le Tour de la Vallée Noire et le Tour du Lot et Garonne où il a contribué à la victoire de son équipier Yves Nicolas, Frédéric Brun prend, le 23 avril, la 3ème place du Tour de Vendée. à 20 secondes du vainqueur Christian Marais, licencié à Saintes.
Le 6 mai, Frédéric Brun remporte la 2ème étape des Boucles de la Haute Vienne, à Chateau Chervix. Entre Saint Genest sur Roselle et Saint Bonnet Briance, Frédéric Brun et Jean Pierre Parenteau sortent du peloton. Au km 40, ils comptent une vingtaine de secondes d’avance sur un contre où figurent Michel Dupuytren, Gérard Le Dain, Alain Jourdan, Jean François Billard, Alain Buffière et Jean Claude Courteix. 13 kilomètres plus loin, les deux hommes de tête ont porté leur avance à 1′ 30″. Au Vigen, le groupe de contre est repris et dès lors, Frédéric Brun et Jean Pierre Parenteau ne sont plus inquiétés. C’est avec 3’30″ d’avance qu’ils se présentent aux abords de la ligne d’arrivée. Sûr de son coup, Frédéric Brun lance le sprint de loin et s’impose sans grandes difficultés.
Je passerai pro ou bien je raccrocherais. C’est ainsi que j’exprime Frédéric Brun au mois de mai 1978. (Propos recueillis par Michel Ploy, journaliste au Populaire du Centre). Faire le grand saut chez les pros ou pas ? Je suis réaliste. Je sais ce qu’il ne faut pas faire. Je vais me donner à fond. Si çà veut rigoler, si je pense pouvoir faire un bon professionnel, je n’hésiterai pas. Dans le cas contraire, je raccrocherai le vélo. A Nontron, j’ai pris la succession de mon père comme taxi ambulance mais nous avons abandonné l’auto école. Ma mère a quand même beaucoup trop de travail. Je vais donc devoir choisir à la fin de la saison. Ou bien ce sera le vélo, ou bien je relancerai l’entreprise familiale.
Les 20 et 21 mai, Frédéric Brun dispute le Circuit de la Grande Champagne, à Segonzac. Il est accompagné par Jean Claude Savary, Michel Dupuytren, Michel Besse et Olivier Malard. Il y a trois étapes au programme dont un contre la montre. Frédéric Brun remporte l’étape contre la montre et du même coup le classement général final en devançant le coureur de Civray, Didier Landreau de 1′ 32″.
Les 25 et 26 mai, le Club Limousin participe au Tour d’Auvergne. L’équipe est composée de Frédéric Brun, Olivier Malard, Michel Besse, Jean Claude Savary, Jean Morange et Stéphane Suchaud. Lors de la 1ère étape, Frédéric Brun victime d’une crevaison, dans le final, concède plus d’une minute aux principaux favoris. Par la suite, il termine 8ème de la 2ème étape, Issoire – Mauriac, remportée par le coureur de l’AC Boulogne Billancourt, Graham Jones, 4ème de la 3ème étape, Murat – Le Puy remportée par l’Auvergnat, Patrick Lis. Au classement général final, il monte sur la 2ème marche du podium en terminant à seulement 10 secondes du vainqueur, le coureur de l’AC Boulogne Billancourt, Jacques Desportes. Sans sa crevaison survenue lors de la 1ère étape, Frédéric Brun aurait vraisemblablement remporté ce Tour d’Auvergne. Il se console en remportant le classement du meilleur grimpeur.
Du 8 au 11 juin, trois coureurs Limousins, Frédéric Brun, Marc Durant et Michel Besse disputent la Route de France au sein de l’Equipe Peugeot Sud Ouest. Distancé lors des trois premières étapes, Frédéric Brun retrouve de bonnes sensations sur les deux dernières étapes. Lors de la 4ème étape qui conduit les coureurs de Royat au sommet du Puy de Dôme, ce n’est qu’à deux kilomètres du sommet que la course se dessine. Un groupe de dix coureurs se dégage après un gros travail de Frédéric Brun. Ils ne sont bientôt plus que cinq à espérer la victoire : Frédéric Brun, Bruno Calvi du Dauphiné, Graham Jones de l’équipe Nord Est, Claude Rouvrais de l’équipe Nord Ouest et Michel Larpe de l’équipe du Poitou. A 200 mètres du sommet la victoire semble devoir revenir à Graham Jones légèrement détaché mais dans un dernier effort Bruno Calvi le déborde. Frédéric Brun prend la 3ème place à 22 secondes. Frédéric Brun se classe à nouveau 3ème de la 5ème et dernière étape disputée en contre la montre sur 28 kilomètres entre Rémy en Rolat et Vichy. Il termine à 15 secondes du vainqueur, Didier Lebaud du Poitou. Au classement général final, Frédéric Brun termine à la 7ème place à 2′ 20″ de Didier Lebaud.
Frédéric Brun enchaîne avec le Tour d’Alsace avec deux autres Limousins, Francis Duteil et Michel Dupuytren. Malheureusement dès le début de la 1ère étape une chute jette à terre Michel Dupuytren et Frédéric Brun. Tous les deux sont contraints à l’abandon, cadre cassé pour Frédéric Brun.
Le 25 juin, l’AC Limoges Bussière Poitevine remet son titre de championne du Limousin des sociétés, en jeu, dans son fief à Bussière Poitevine sur deux tours par Saint Rémy en Montmorillon, Thiat, Gare d’Oradour Saint Genest et Le Dorat. 15 équipes seniors et 4 équipes juniors vont s’affronter sur ce parcours roulant mais qui comporte de nombreux faux plats. L’ACLBP est désignée largement favorite. Certes, Frédéric Brun est le seul homme qui faisait partie de l’équipe victorieuse en 1977 mais il va retrouver à ses côtés trois éléments de valeur : Michel Dupuytren et Yves Nicolas, qui ont quitté le Cyclo Racing Club Limousin à l’intersaison et Jean Claude Courteix, de retour au pays après plusieurs saisons en Auvergne où il a été sacré Champion d’Auvergne à deux reprises. Le Cyclo Racing Club Limousin, second l’an passé, ne semble pas en mesure de renouveler cette performance. L’absence de Francis Duteil, de Michel Dupuytren et d’Yves Nicolas va être cruellement ressentie. L’équipe composée de Daniel Raymondaud, Alain Raymondaud, Alain Simon et Bernard Jude vainqueur est tout de même à classer parmi les outsiders. L’opposition la plus sérieuse vient de l’UC Brive, 3ème en 1977 et qui présente une très forte équipe avec Bernard Goupil, Daniel Savary, Alain Buffière et Marc Durant le nouveau Champion de France Militaire. La pluie et le vent, le plus souvent de face, vont rendre cette épreuve des plus pénibles et comme c’est souvent le cas, dans ces circonstances, ce sont les plus forts qui s’imposent. Le quatuor de l’AC Limoges Bussière Poitevine n’a pas fait dans le détail. Dès le premier tour, le chrono affiche 1′ 46″ d’avance sur l’UC Brive malgré un bris de roue pour Frédéric Brun au 13ème kilomètre. Les commentaires du commandant Perrier à l’issue de l’épreuve résument parfaitement les impressions de ceux qui ont pu suivre les vainqueurs : Brun a dominé le lot. Chaque fois qu’il prenait un relais, l’aiguille montait sensiblement au compteur de notre voiture. C’est l’un des meilleurs amateurs contre la montre en ce moment et cette année, il doit gagner le Grand Prix de France haut la main ! La performance de Frédéric Brun ne doit pas pour autant faire oublier la parfaite cohésion de toute l’équipe tout au long de l’épreuve. A l’arrivée, le capital temps a doublé, c’est la preuve selon le CTR Claude Louis d’une nette domination du club organisateur. L’UC Brive prend la seconde place à 2′ 44″ . L’Union Vélocipédique Limousine composée de Guy Biojout, Jean Pierre Sénamaud, Christophe Suchaud et Georges Sallat prend la 3ème place à 6′ 37″.
Le 2 juillet, à Faux La Montagne, Frédéric Brun passe à côté du Championnat du Limousin. Alors qu’à l’avant les deux sociétaires du Cyclo Racing Club Limousin, André Laroudie et Michel Duprat caracolent en tête, Frédéric Brun laissant libre cours à son tempérament de baroudeur se lance dans une folle poursuite. C’est beaucoup trop tôt. Non seulement il ne va pas parvenir à ses fins mais lorsque la bataille va se déclencher, il sera le seul des favoris à ne pas prendre les roues de la bonne échappée. Il va abandonner peu après le 120ème kilomètre.
Le 27 juillet, à Mazamet, Frédéric Brun représente le Comité du Limousin au championnat de France des Comités avec Francis Duteil, Marc Durant et Yves Nicolas. L’équipe du Limousin prend une remarquable 4ème place mais Frédéric Brun, malade, n’a pas pu suivre le rythme imposé par ses coéquipiers, il a capitulé après 20 kilomètres de course.
Le 31 juillet, complètement rétabli, Frédéric Brun ajoute à son palmarès le Grand Prix d’Oradour sur Vayres. C’est dans le dernier tour qu’il a trouvé la force nécessaire pour distancer tous ses adversaires. Il franchit la ligne d’arrivée avec 17 secondes d’avance sur Jean Claude Courteix et 20 secondes sur Daniel Ceulemans.
Le 16 août, Frédéric Brun est à Saint Vaury, au départ du Tour du Limousin. Il porte le maillot bleu blanc rouge de l’équipe de France amateurs. Il a, à ses côtés, Gérard Dessertenne, Gérard Macé, Christian Jourdan, Marc Durant, Sylvain Blandin, Didier Lebaud, Joel Hurel, Michel Dupuytren, Yves Nicolas et Daniel Ceulemans. Au classement général final, remporté par Gilbert Chaumaz, il figure au 20ème rang en étant très impressionné par le rythme imposé par les pros. C’est terminé tant mieux. Je crois que je n’aurais pas pu faire une autre étape. C’est vraiment difficile surtout lorsque l’on n’est pas très bien préparé.
Le 28 août, Frédéric Brun termine en solitaire à Dournazac. A l’approche de la mi course, il prend le large. Il franchit la ligne d’arrivée avec deux minutes d’avance sur Gérard Le Dain.
Le 3 septembre, pour la 2ème année consécutive, il s’impose à Saint Bonnet Briance où devance Michel Dupuytren et Gérard Le Dain.
Le 24 septembre, Frédéric Brun s’aligne au départ du Grand Prix des nations amateurs. Il prend la 5ème place en concédant sur les 45 kilomètres, 1′ 12″ au vainqueur, le Parisien Graham Jones.
Le 8 octobre, toujours en contre la montre, Frédéric Brun dispute le Grand Prix de France. Le Parisien Graham Jones s’impose à nouveau. Frédéric Brun prend la 8ème place.
Toutes ces performances ont retenu l’attention de Maurice De Muer. Frédéric Brun va faire désormais partie de l’effectif de l’équipe professionnelle Peugeot BP.
1979 – Une première saison avec les pros. Un apprentissage difficile.
Frédéric Brun porte désormais le maillot blanc à damier de l’équipe Peugeot. Il débute la saison, comme le veut la tradition, sur la Côte d’Azur où il se montre à son avantage, le 11 février, lors du Grand Prix de Saint Raphaël. où il se glisse dans une échappée de 17 coureurs, puis dans l’ascension de la Colombière, où il s’isole avec Bernard Quilfen avant de rentrer dans le rang.
Le 3 mars, Frédéric Brun dispute le Het Volk dont le départ est donné à Gand. Il ne termine pas cette épreuve remportée par le Belge, Roger De Vlaeminck.
Le 24 mars, Frédéric Brun s’aligne au départ du 48ème Critérium de la Route, à Draguignan. A l’issue des trois étapes, il prend la 40ème place à 8′ 15″ du vainqueur Joop Zoetemelk.
Le 1er avril, Frédéric Brun participe à Paris – Camembert. Il se fait remarquer avec un autre Limousin, Marc Durant, en restant en tête de course avec 15 autres coureurs du 50ème au 127ème kilomètre.
Après avoir participé à quelques critériums, dont celui d’Oradour sur Glane, Frédéric Brun qui a très peu couru cette saison, retrouve les routes Limousines pour prendre le départ du 12ème Tour du Limousin. Il a auprès de lui, Gilbert Duclos Lassalle, Jacques Bossis, Roger Legeay, Bernard Bourreau, Pascal Simon, Michel Laurent, Hubert Linard, Patrick Perret et Régis Ovion. A l’issue des cinq étapes, Frédéric Brun se classe 30ème, à 50′ 15″ du vainqueur Bernard Vallet. Lorsque les journalistes lui demandent s’il s’épanouit chez les pros, Frédéric Brun répond spontanément : Ce n’est pas évident. Le monde des pros n’est pas ce que je croyais. J’ai très peu couru. Je ne marche pas du tout. Je n’imaginais pas l’ambiance chez les pros telle qu’elle est. C’est complètement différent de ce que j’ai connu dans l’équipe du Comité. Pourtant, je m’entends bien avec tout le monde, tout le monde est gentil mais, ce n’est pas pareil qu’avec le père Duteil ou des gars comme lui. Les pros ont des réactions de pros. L’esprit d’équipe n’a rien à voir avec ce que j’ai connu sous les couleurs du Limousin. Chacun défend sa place. Il est vrai que beaucoup de gars n’ont rien d’autre que le vélo. C’est peut être parce que j’ai un boulot tout trouvé, en dehors du cyclisme, que j’ai du mal à les comprendre. Je ne comprends pas que l’on m’ait si peu fait courir. Bien sûr, je ne marchais pas, mais comme j’étais privé de compétitions, je ne pouvais pas être dans l’allure. Le cercle infernal quoi. Je me console en pensant au cas de Duclos Lassalle. La première année, il n’a pratiquement pas couru et maintenant, il marche. En tout, j’ai dû passer trois mois sur six à la maison. Je m’entraînais bien mais ce n’était pas pareil que la compétition. On reste plus ou moins dans la même cadence même en faisant des efforts, on ne s’accroche pas comme en course quand un gars flingue et qu’il faut aller le chercher. En début de saison, je m’étais bien préparé pour les épreuves de la Côte d’Azur. Je marchais mieux que maintenant mais j’avais un problème, je ne suivais pas dans les descentes. J’étais raide. J’ai essayé de faire mieux, de m’intégrer. Je ne veux pas qu’on puisse me reprocher quelque chose. Ma première grande course pro a été le Critérium National, j’ai terminé péniblement, je n’avais pas couru depuis trois semaines. Dans Paris – Bourges, j’ai cassé ma roue et je n’ai pas pu revenir. Avec Paris – Camembert et le Tour du Tarn je me sentais mieux. Au Midi Libre, après une nouvelle période sans compétition, j’ai coincé dans le premier col, je n’avais pas le bon braquet. J’ai un contrat de deux ans avec Peugeot, j’espère que çà ira mieux l’an prochain. (Propos recueillis par Michel Ploy journaliste au Populaire du Centre)
En fin de saison, le 30 septembre, Frédéric Brun termine 81ème de Paris Tours, à 8′ 51″ du vainqueur, Joop Zoetemelk.
1980 – Un premier Tour de France.
Pour sa deuxième saison avec les pros Frédéric Brun porte, à nouveau, le maillot Peugeot à damier.
Le 16 avril, il se rend à La Flèche pour prendre le départ du Circuit de la Sarthe. A l’issue des quatre étapes, il se classe 38ème à 2′ 47″ du vainqueur Greg Lemond.
Du 24 au 26 avril, Frédéric Brun participe au Tour d’Indre et Loire. Il se classe 6ème de la 2ème étape disputée en contre la montre à Avoine. Sur les 22 kilomètres, il concède 43 secondes au vainqueur Jean Luc Vandenbroucke. Au classement final, il termine en 11ème position, à 1′ 17″ de Jean Luc Vandenbroucke.
Le 1er mai, Frédéric Brun retrouve les routes Limousines en prenant le départ du 1er Chateauroux – Limoges. Ils ne sont que 30 au départ. Frédéric Brun, alors qu’il avait été l’un des plus actifs depuis le départ, rate la bonne échappée. Il termine au sein du peloton à la 22ème à 3′ 23″ du vainqueur Bernard Becaas.
Dès le lendemain, 2 mai, Frédéric Brun est à Creil pour disputer le 35ème Tour de l’Oise. A l’issue des trois étapes, il se classe 29ème dans le même temps que le vainqueur, Patrick Bonnet.
Le 6 mai, on retrouve Frédéric Brun à Dunkerque au départ des Quatre jours de Dunkerque. Après cinq jours de course, il se classe 39ème à 9′ 29″ du vainqueur, Jean Luc Vandenbroucke.
Du 26 mai au 2 juin, Frédéric Brun dispute le 32ème critérium du Dauphiné Libéré. Il est entouré de ses coéquipiers, Hennie Kuiper, Michel Laurent, Graham Jones, Pascal Simon, Robert Millar, Bernard Bourreau et Patrick Perret. Après avoir épaulé son leader, Hennie Kuiper, il termine en 51ème position à 43′ 56″ du vainqueur, le Hollandais Johan Van Der Velde.
Après le Dauphiné, Frédéric Brun fait le point sur son début de saison et sur la bonne l’ambiance qui semble régner au sein de l’équipe des lionceaux. Les bons résultats de l’ensemble et de Gilbert Duclos Lassalle n’y sont pas étrangers. Les gars ont le moral gonflé à bloc et moi aussi, c’est incroyable. L’état d’esprit est vraiment changé par rapport à l’an passé. Partout où nous allons, c’est pour disputer la victoire. Je suis très heureux de mon début de saison, je fais mon travail d’équipier, j’obtiens des résultats comme dans le prologue du Dauphiné où je termine à quelques secondes des meilleurs. Maurice De Muer aussi s’intéresse à moi et l’intérêt qu’il porte à ce que je fais m’est très sensible. En l’espace de quatre mois, j’ai déjà près de 12000 kilomètres de compétition, rien de comparable avec l’an passé où je n’avais pas parcouru une telle distance durant toute la saison. J’appréhendais le Dauphiné, ma première grande course par étapes. Si j’en crois Maurice De Muer, j’y ai gagné les trois quarts de ma sélection pour le Tour. Nous sommes une douzaine susceptibles de faire le Tour et seulement 10 seront retenus. C’est mon seul objectif.
Le 6 juin, Frédéric Brun termine 7ème de Paris- Bourges, à 2′ 20″ du vainqueur, Yves Hézard.
Le 26 juin, Frédéric Brun prend le départ de son premier Tour de France à Francfort. Outre Frédéric Brun qui porte le dossard 32, l’équipe Peugeot est composée de : Hennie Kuiper, Jacques Bossis, Bernard Bourreau, Gilbert Duclos Lassalle, Graham Jones, Roger Legeay, Hubert Linard, Patrick Perret et Pascal Simon. Frédéric Brun est le plus jeune coureur du Tour. Il va beaucoup apprendre durant le Tour, en montagne mais aussi sur les chronos. L’équipe Peugeot prend la 3ème place de l’étape contre la montre par équipe, disputée sur 45 kilomètres, le deuxième jour, entre Weisbaden et Francfort, à 1′ 09″ de l’équipe Ti – Raleigh. Lors de la 7ème étape, sur un nouveau contre la montre par équipe de 65 kilomètres entre Compiègne et Beauvais, l’équipe Peugeot termine en seconde position à 37 secondes de l’équipe Ti – Raleigh. Frédéric Brun boucle son premier Tour de France à la 75ème place à 1h 44′ 51″ de Joop Zoetemelk qui devance son leader Hennie Kuiper, second de 6′ 55″.
Le 21 août, Frédéric Brun se présente au départ du 13ème Tour du Limousin. Il a, à ses côtés, Jacques Bossis, Bernard Bourreau, Régis Delépine, Yves Hézard, Gilbert Duclos Lassalle, Michel Laurent, Roger Legeay, Hubert Linard, Patrick Perret et Pascal Simon. Victime de plusieurs crevaisons, il abandonne au cours de la dernière étape.
Le 26 août, il termine 33ème du Grand Prix Ouest France, à Plouay, à 7′ 45″ du vainqueur, Patrick Friou.
A l’issue de la saison 1980, Frédéric Brun est classé 10ème de la Promotion Pernod.
1981 – Une saison en partie ratée.
Le 8 février, Frédéric Brun termine 8ème du Grand Prix de Saint Raphaël remporté par Alain Bondue.
Le 1er mars, il dispute le Het Volk. L’épreuve est remportée par le Belge, Joseph Bruyère.
Le 3 mars, Frédéric Brun monte sur la 3ème marche du podium des Boucles des Flandres, dans le même temps que le vainqueur, Pascal Poisson.
Le 21 mars, il prend la 8ème place de Mauléon – Moulins, à 1′ 34″ de son coéquipier Roger Legeay. Toujours aux avants postes, Frédéric Brun se glisse dans une échappée de neuf coureurs qui prend forme au 40ème kilomètre. Au 130ème kilomètre, l’écart avec le peloton atteint les trois minutes. C’est le moment où Roger Legeay, Jacques Bossis et Pierre Henry Menthéour placent un contre. Avec deux Peugeot à l’avant de la course, Frédéric Brun joue parfaitement son rôle d’équipier.
Du 23 au 25 mars, Frédéric Brun participe au Tour de l’Armor. Il prend la 10ème place de la 3ème étape, Pont l’Abbé – Grand Champ, remportée par Jean Chassang. Au classement général final, il prend la 24ème place, à 2′ 54″ de Bernard Vallet.
Le 5 avril, Frédéric Brun dispute le Grand Prix de la Ville de Rennes. Il termine à la 28ème place, à 8 secondes de Jean Chassang.
Le 15 avril, il se rend à Spa pour disputer la 45ème Flèche Wallonne. Il prend la 92ème place, à 25 secondes du vainqueur, le Belge Daniel Willems.
Le 20 avril, Frédéric Brun termine 14ème du Critérium de Saint Claud, remporté par Bernard Hinault.
Du 22 au 24 avril, Frédéric Brun enchaine avec le Tour d’Indre et Loire, puis le 27 avril, par le Tour de Vendée où il prend la 4ème place, la victoire revenant à son coéquipier Bernard Bourreau.
Le 8 juin, Frédéric Brun termine 5ème de la Côte Normande, à 8 secondes du vainqueur Christian Lavavasseur.
Le 20 août, au départ du Tour du Limousin, Frédéric Brun qui n’a disputé que trois critériums ne se montre pas très satisfait de sa saison : J’ai raté ma saison. Pourtant je n’ai pas trop mal marché au début mais, je suis tombé dans le Tour de l’Aude et j’ai raté ma sélection pour la Grande Boucle. Ma chute n’a certainement rien changé d’ailleurs car je ne pense pas que j’aurais été retenu mais, elle a réglé le problème. Durant ces deux derniers mois, je n’ai pratiquement pas couru. Je me suis entrainé derrière derny. Je risque de manquer de compétitions et de rythme. Je n’ai donc pas le moral au beau fixe. Je me pose beaucoup de questions. Dans ces conditions, Frédéric Brun va subir les trois premières étapes de ce 14ème Tour du Limousin. Il se reprend lors de la dernière étape, entre Allassac et Limoges, en se glissant dans une échappée de 22 coureurs qui prend forme dans la traversée de Saint Yrieix La Perche. Alors que le peloton se rapproche, Frédéric Brun repart à l’avant, en entrainant avec lui huit autres coureurs. Dans ce groupe de neuf, il est l’un des plus actifs avec son coéquipier, Francis Castaing. Il va cependant payer sa débauche d’efforts en étant décroché dans la traversée de Peyrilhac et il va abandonner à proximité de la ligne d’arrivée à Limoges.
Du 8 au 21 septembre, Frédéric Brun dispute le Tour de l’Avenir. Il a comme équipiers, Philippe Martinez, Robert Millar, Stephen Roche, Graham Jones et Pascal Simon. L’équipe Peugeot termine 2ème de l’étape contre la montre par équipe, à Villefranche sur Saône, à 44 secondes de l’équipe de la sélection Suisse. Durant les 12 étapes, Frédéric Brun et l’équipe Peugeot se montent performants. Pascal Simon remporte ce 19ème Tour de l’Avenir.
Le 27 septembre, l’équipe Peugeot se montre, à nouveau, à son meilleur niveau lors de l’Etoile des Espoirs. Stéphen Roche remporte le prologue, disputé à Agen. Frédéric Brun termine 5ème, à 8 secondes de son coéquipier. Par la suite, Francis Castaing remporte, au sprint, la 1ère étape, à Castéra Verduzan. Le lendemain, l’équipe Peugeot remporte le contre la montre par équipe, à Vic Fezensac. Lors de la 3ème étape, disputée entre Hendaye et Biarritz, Frédéric Brun se glisse dans une longue échappée où l’on retrouve Alberto Fernandez, Dominique Garde et un autre Limousin, Gilbert Lagarde alors membre de l’équipe de France. Après cinq étapes, Stéphen Roche qui aura porté, de bout en bout, le maillot blanc de leader remporte le classement général final.
Le 11 octobre, Frédéric brun termine bien la saison en prenant la 13ème place de Paris – Tours, à 43 secondes du vainqueur Jan Raas.
Le 17 octobre, il prend la 19ème place du Tour de Lombardie, à 1′ 50″ d’Hennie Kuiper.
1982 – Un deuxième Tour de France et une très belle saison.
Du 6 au 9 Mars, Frédéric Brun dispute le Tour de Corse. Il se classe 3ème de la 5ème étape, Porto Vecchio – Ajaccio dans le même temps que le vainqueur, Dominique Garde. Au classement général final, il occupe le 10ème rang, à 1′ 8″ du vainqueur, Bernard Hinault.
Du 11 au 18 mars, Frédéric Brun participe à Paris Nice. Il démontre, à nouveau ses qualités de rouleur en terminant 9ème du prologue de 5,7 kilomètres disputé à Luigné. Il termine à 20 secondes du vainqueur, le Hollandais Bert Oosterbosch. Fédéric Brun termine très bien ce Paris Nice en prenant la 13ème place du contre la montre au Col d’Eze, à 1′ 15″ du vainqueur Sean Kelly. Au classement général final, il se classe 35ème, à 19′ 9″ de Sean Kelly.
Le 21 mars, Frédéric Brun termine second de Mauléon – Moulins, à 1′ 37″ de Pierre Bazzo.
Du 27 au 29 mars, il dispute le Critérium International. Lors de la 2ème étape, Les Arcs – Mons, il se glisse dans une échappée comprenant, André Chappuis, Laurent Fignon, Marcel Tinazzi et Christian Jourdan. Le peloton laisse filer, l’avance des échappés approche les cinq minutes. Dans le final, alors que Frédéric Brun est victime d’une chute, André Chappuis décroche ses compagnons de route et franchit la ligne d’arrivée avec 19 secondes d’avance sur Christian Jourdan. Frédéric Brun prend la 5ème place. Le contre la montre de la dernière étape est remporté par Sean Kelly, Frédéric Brun prend la 10ème place. Le néo pro, Laurent Fignon remporte le classement général final, Frédéric Brun obtient une belle 5ème place.
Le 4 avril, Frédéric Brun prend la 24ème place du Grand Prix de Rennes, à 3′ 16″ du vainqueur, Jean François Rault.
Du 6 au 9 avril, il participe au Tour Midi Pyrénées. Il prend la 12ème place du classement général final, à 10 secondes du vainqueur l’Italien, Francesco Moser.
Le 26 avril, Frédéric Brun termine 7ème du Tour de Vendée, à 14 secondes du vainqueur, Serge Beucherie.
Du 28 avril au 1er mai, Frédéric Brun participe au Tour d’Indre et Loire. Il prend la 2ème place de la 3ème étape disputée en contre la montre, à Joué Les Tours. Il termine à 41 secondes de son coéquipier, Sean Yates. Au classement général final, remporté par son coéquipier, Patrick Perret, il se classe 13ème à 15′ 33″.
Le 2 mai, Frédéric Brun retrouve les routes Limousines pour la 3ème édition du Grand Prix du Muguet, Châteauroux – Limoges. Ils ne sont malheureusement que vingt coureurs au départ. Frédéric Brun est accompagné de Bernard Bourreau, Philippe Dalibard, Dominique Sanders et Patrick Perret. Frédéric Brun lance la bonne échappée entre Saint Léonard de Noblat et Saint Priest Taurion. Eric Bonnet, Jean François Chaurin et Régis Clère sautent dans sa roue. Rapidement le trou est fait. De 20 secondes, l’écart passe à une minute au sommet de la côte des Bardys. Les quatre hommes vont se disputer la victoire au sprint et à ce jeu, Jean François Chaurin se montre le plus rapide. Il devance Frédéric Brun d’une longueur. Régis Clère prend la 3ème place. Frédéric Brun livre ses impressions peu après l’arrivée : Déçu, je suis, c’est certain. Mais, pour être sûr de gagner, il faut pouvoir s’échapper seul. A quatre, tout est possible. Ils me surveillaient, c’est normal. J’aurais fait de même si j’avais couru chez eux. C’est la loi du sprint, mais c’est râlant de passer aussi près.
Le 14 mai, Frédéric Brun se déplace à Senlis pour prendre le départ du Tour de l’Oise. A l’issue des 3 étapes il occupe la 53ème place. Pierre Raymond Villemiane remporte l’épreuve.
Du 31 mai au 7 juin, Frédéric Brun, en préparation du Tour de France, dispute le Critérium du Dauphiné Libéré avec ses coéquipiers, Jean René Bernaudeau, Michel Laurent, Patrick Perret, Phil Anderson, Bernard Bourreau, Hubert Linard et Pascal Simon. L’équipe Peugeot domine ce Dauphiné Libéré. Après avoir joué le rôle de fidèle équipier, Frédéric Brun se classe 58ème, à 1h 23′ du vainqueur, son coéquipier, Michel Laurent qui devance deux autres Peugeot, Jean René Bernaudeau et Pascal Simon.
Le 2 juillet, on retrouve Frédéric Brun, à Bâle, au départ de son second Tour de France. Les deux directeurs sportifs, Maurice De Muer et Roland Berland ont sélectionné : Jean René Bernaudeau, Phil Anderson, Bernard Bourreau, André Chalmel, Gilbert Duclos Lassalle, Michel Laurent, Hubert Linard, Patrick Perret et Pascal Simon. Le porteur du dossard 44, Frédéric Brun a l’honneur des communiqués en se glissant dans une échappée de 10 coureurs, dès la première étape, disputée en circuit entre Schupfart et Molhin. Par la suite, Frédéric Brun, confirme ses qualités de rouleur en prenant la 11ème place de la 11ème étape disputée en contre la montre sur 57,3 kilomètres, à Vallence d’Agen. Il termine à 3′ 04″ du rouleur Hollandais, Gerrie Knetemann. Il prend également la 24ème place du chrono disputé lors de la 19ème étape à Saint Priest. Bernard Hinault remporte l’étape. Frédéric Brun concède 2′ 58″. A Paris, Frédéric Brun boucle son second Tour de France en 66ème position à 1h 30′ 56″ de Bernard Hinault et ceci après avoir joué le rôle d’équipier auprès de son leader, Phil Anderson, qui prend la 5ème place du classement final.
Le 5 août, Frédéric Brun est au départ du 17ème Bol d’Or des Monédières qui renait de ses cendres après 15 ans d’interruption. La sélection s’opère dans la dernière ascension du col des Géants. Six hommes basculent en tête au sommet, Frédéric Brun est de ceux là. Il est accompagné de Bernard Hinault, de Pierre Raymond Villemiane, de Régis Clère, de Bernard Vallet et de Gilbert Duclos Lassalle. Bernard Hinault s’impose. Frédéric Brun obtient une belle 4ème place. C’est une juste récompense de sa très bonne saison.
Le 8 août, Frédéric Brun termine 3ème du critérium de Castillon La Bataille derrière Bernard Hinault et Francesco Moser.
Le 12 août, il prend la 16ème place de la classique de San Sébastien, à 3′ 36″ du vainqueur, Marino Lejarreta.
Le 8 septembre, à Divonne Les Bains, avec ses coéquipiers : Robert Millar, Jacques Bossis, Francis Castaing, Philippe Dalibard, Graham Jones et Sean Yates, Frédéric Brun s’aligne au départ du 20ème Tour de l’Avenir. Il termine 7ème du chrono, disputé lors de 8ème étape sur 45,5 kilomètres, à Saint Triviers. Greg Lemond remporte l’étape. Frédéric Brun termine à 1′ 29″. Au classement général final, il figure au 77ème rang, à 2h 10′ 03″ de Greg Lemond.
Le 23 septembre, Frédéric Brun termine 60ème de Paris – Bruxelles, remporté par le coureur Hollandais, Jacques Hanegraaf
1983 – Un 3ème Tour de France en équipier dévoué.
Du 18 au 22 février, Frédéric Brun dispute le Tour Méditerranéen avec ses équipiers, Stephen Roche, Phil Anderson, Sean Yates et Allan Peiper. Il se fait remarquer en terminant 2ème derrière le Hollandais, Gerrie Knetemann, de la 4ème étape disputée, à Béziers, un contre la montre de 24 kilomètres.
Accompagné de Stephen Roche, de Gilbert Duclos Lassalle, d’Allan Peiper, de Francis Castaing, de Bernard Bourreau, de Sean Yates et de Jacques Bossis, Frédéric Brun dispute, du 9 au 16 mars, le 41ème Paris Nice. Il prend la 11ème place de la 6ème étape, La Seyne- Mandelieu, à 2′ 20″ du Belge Dirk De Wolf. Il termine très fort ce Paris – Nice en prenant la 7ème place de la 7ème et dernière étape, Nice- Col d’Eze, disputée en contre la montre, à 1′ 18″ du vainqueur, Sean Kelly. Cette bonne performance lui permet d’entrer dans le top 10 final en prenant la 10ème place, à 9′ 16″ de Sean Kelly.
Le 20 mars, Frédéric Brun termine à la 40ème place de Mauléon- Moulins, dans le même temps que le vainqueur, Eric Dall Armelina.
Le 3 avril, il se classe 42ème du Grand Prix de Rennes, dans le même temps que le vainqueur, Dominique Arnaud.
Le 5 avril, Frédéric Brun prend la 29ème place de Paris- Camenbert, remporté par Christian Jourdan.
Le 24 avril, il termine 4ème du Tour de Vendée, à 4′ 23″ de Pierre Bazzo.
Le 30 avril, Frédéric Brun retrouve avec un certain plaisir les routes Limousines en disputant Châteauroux – Limoges. La course se décante réellement aux abords de Saint Laurent Les Eglises. Hubert Graignic passe à l’attaque, il entraîne avec lui, Jean François Rault, Marceau Pilon et les deux Peugeot, Patrick Perret et Frédéric Brun. Au Pont des Lilas, l’écart avec le peloton est de 56 secondes. A Sauviat, Marceau Pilon disparait sur incident mécanique. L’écart est de 1′ 17″ à Saint Priest Taurion. Dans la côte du Mazeaud, Hubert Graignic relance l’allure. Jean François Rault est un instant en difficulté. Sous l’impulsion de Patrick Perret et de Frédéric Brun le quatuor se reforme. Les quatre hommes abordent ensemble le circuit final alors que Gilbert Duclos Lassalle, Akaan Jensen, Jacques Michaud, Bernard Bourreau et Philippe Dalibard se sont rapprochés à trente secondes. Les quatre échappés vont toutefois conserver un maigre avantage. Jean François Rault lançant le sprint de loin inscrit le Grand Prix du Muguet à son palmarès. Hubert Graignic prend la 2ème place, Patrick Perret la 3ème et Frédéric Brun la 4ème.
Du 6 au 11 mai,Frédéric Brun enchaîne par les Quatre Jours de Dunkerque. Il se classe 47ème, la victoire revenant au coureur Hollandais, Léo Van Vliet.
Du 13 au 15 mai, il participe au Tour de l’Oise. Après une 11ème place obtenue au prologue, il se classe à la 22ème place du classement final, à 3′ 54″ du vainqueur Pascal Jules.
Le 30 mai, Frédéric Brun retrouve, à Sallanches, ses coéquipiers Phil Anderson, Patrick Perret, Pascal Simon, Philippe Dalibard, Bernard Bourreau, Philippe Martinez, Jacques Bossis et Robert Millar, pour participer au Dauphiné Libéré. Il termine 49ème à 25′ 56″ de Greg Lemond. Mission accomplie pour Frédéric Brun puisqu’on retrouve trois Peugeot dans les six premiers : Robert Millar 2ème, Pascal Simon 4ème et Phil Anderson 6ème.
Du 15 au 19 juin, Frédéric Brun dispute le Midi Libre dont le départ est donné à Decazeville. Il a pour partenaires Stephen Roche, Sean Yates, Robert Millar, Bernard Bourreau, Hubert Linard, Philippe Martinez et Dominique Garde. Il prend la 9ème place du prologue de 3,4 kilomètres remporté par Eric Vanderaerden. Au général, Frédéric Brun se classe 25ème. Jean René Bernaudeau remporte l’épreuve.
Du 20 au 23 juin, Frédéric Brun participe au Tour de l’Aude. Après avoir contribué au succès de son coéquipier, Phil Anderson, il prend la 17ème place du classement final à 1′ 32″.
Le 1er juillet, Frédéric Brun prend le départ de son 3ème Tour de France, à Fontenay sous Bois. Au sein de l’équipe Peugeot, les deux directeurs sportifs, Roland Berland et Roger Legeay ont retenu outre Frédéric Brun qui porte le dossard 34, Phil Anderson, Jacques Bossis, Bernard Bourreau, Gilbert Duclos Lassalle, Dominique Garde, Hubert Linard, Robert Millar, Stéphen Roche et Pascal Simon. Frédéric Brun termine 15ème du prologue de 5,5 kilomètres à 13 secondes d’Eric Vanderaerden. Dans la première étape qui conduit les coureurs de Nogent sur Marne à Créteil, malgré l’allure rapide, les démarrages se multiplient dès le départ. Les trois premiers à mettre en route sont Michel Laurent , Pascal Jules et Frédéric Brun. Les sprinters ne l’entendent pas ainsi, tout rentre dans l’ordre très rapidement. Le lendemain, l’équipe Peugeot obtient la 2ème place du long chrono par équipe de 100 kilomètres entre Soissons et Fontaine au Piré. Frédéric Brun et ses coéquipiers terminent à 12 secondes de l’équipe Coop Mercier de Joop Zoetemelk. Lors de la 10ème étape, disputée entre Pau et Bagnères de Luchon, les Peugeots sont encore à la pointe du combat. Robert Millar remporte l’étape mais c’est surtout Pascal Simon qui est l’homme du jour en s’emparant du maillot jaune avec 4′ 22″ d’avance sur Laurent Fignon. Frédéric Brun et ses coéquipiers sont donc tenus désormais de défendre ce maillot jaune solidement fixé sur le dos de Pascal Simon. Malheureusement, dès le lendemain, Pascal Simon et Bernard Bourreau chutent au km 40 de l’étape Bagnères de Luchon – Fleurance. Tous les équipiers de Pascal Simon à l’exception de Duclos Lassalle qui est échappé, s’arrêtent pour attendre leur leader. Tout rentre dans l’ordre au km 97 mais la bataille continue de faire rage. Pascal Simon visiblement bien touché se retrouve dans un troisième groupe. Une nouvelle fois, Frédéric Brun et ses coéquipiers réussissent à ramener Pascal Simon au sein du peloton. Au soir de l’étape, Pascal Simon est toujours leader avec ses 4′ 22″ d’avance sur Laurent Fignon. Mais la mauvaise nouvelle tombe, après une radio, les médecins détectent une fracture de l’omoplate pour Pascal Simon. Sur l’étape Fleurance – Roquefort, Laurent Fignon profite d’un sprint pour reprendre 8 secondes à Pascal Simon qui réussit tout de même, toujours avec l’aide de ses équipiers, à terminer dans le peloton. Le 14 juillet, lors de l’étape Roquefort – Aurillac, les coureurs manifestent leur mécontentement contre les contrôles anti dopage en roulant à faible allure. C’est une chance pour Pascal Simon qui, une fois de plus, conserve son avantage. Le lendemain, d’Aurillac à Issoire, les coureurs doivent escalader le Puy Mary. Dans cette ascension Pascal Simon est décroché. Au sommet du Puy Mary il accuse 2′ 12″ de retard. Aidé par ses équipiers, il parvient toutefois à rejoindre le peloton au km 60. Le lendemain, les coureurs doivent gravir le Puy de Dôme en contre la montre. Pascal Simon qui termine 55ème de l’étape ne possède plus que 52 secondes d’avance sur Laurent Fignon au classement général. Le lendemain, sur le parcours Issoire – Saint Etienne, Pascal Simon est, à nouveau décroché au km 74. Attendus par Frédéric Brun, Dominique Garde, Jacques Bossis, Bernard Bourreau et Gilbert Duclos Lassalle, il réussit à rentrer dans le peloton sauvant ainsi son maillot jaune. Le lendemain, l’étape La Tour du Pin – l’Alpe d’Huez s’avère fatale pour Pascal Simon. Dès le pied du Cucheron, il décroche. Au sommet, il accuse plus de 10 minutes de retard. Au sommet du Col du Granier, Pascal Simon qui fait preuve d’un courage exemplaire résiste avec un écart de onze minutes. mais au km 92, épuisé, Pascal Simon monte dans l’ambulance laissant ainsi ses deux derniers équipiers qui l’ont escorté jusqu’au bout, Frédéric Brun et Gilbert Duclos Lassalle, lesquels vont tout de même rentrer dans les délais au sommet de l’Alpe d’Huez. Frédéric Brun va boucler son 3ème Tour de France à la 78ème place, à 2h 44′ de Laurent Fignon.
Le 4 août, Frédéric Brun prend le départ du 18ème Bol d’Or des Monédières. Il va être un des principaux animateurs et il est récompensé en montant sur la 3ème marche du podium derrière Jean René Bernaudeau et Joaquim Agostinho.
Du 18 au 21 août, Frédéric Brun participe au Tour du Limousin. en compagnie de Robert Millar, Gilbert Duclos Lassalle, Dominique Garde, Philippe Dalibard et Bernard Bourreau. Il termine 42ème, à 56′ 38″ du vainqueur, Dominique Arnaud.
1984 – Une de ses meilleures saisons.
Du 9 au 14 mars, Frédéric Brun dispute Paris – Nice. Il est entouré de Robert Millar, Francis Castaing, Dominique Lecrocq, Allan Peiper, Sean Yates, Dominique Garde, Jacques Bossis et Pascal Guyot. L’équipe Peugeot termine 2ème du contre la montre par équipe disputée, à Moulins, sur 34 kilomètres. Ils sont devancés par l’équipe Panasonic Raleigh de 27 secondes. Au classement général final, Frédéric Brun termine à la 28ème place, à 10′ 09″ de Sean Kelly.
Le 18 mars, Frédéric Brun termine 28ème de Mauléon – Moulins, dans le même temps que le vainqueur Pascal Poisson.
Du 19 au 22 mars, il participe au Tour d’Armorique. Il se classe 23ème, à 8′ 36″ de Pascal Campion.
Le 24 mars, Frédéric Brun est au départ du Critérium International. Il termine 10ème de la 3ème étape disputée contre la montre sur 12 kilomètres, à Antibes, 31 secondes le sépare du vainqueur Sean Kelly. Au classement général final il prend la 19ème place, à 18′ 51″ de Sean Kelly.
Le 27 mars, Frédéric Brun démontre, à nouveau, de belles qualités de rouleur lors du prologue du Tour Midi Pyrénées, à Toulouse, où sur 3,5 kilomètres, il prend la 5ème place derrière Julian Gorospe, Charly Mottet, Dominique Lecrocq et Kim Andersen.
Le 19 avril, il termine 19ème du Grand Prix de Rennes, à 1′ 21″ du vainqueur, Bruno Wojtinek.
Le 27 avril, après 246 kilomètres de course, il obtient la 27ème place de la 70ème édition de Liège Bastogne Liège. Il termine à 11′ 22″ du vainqueur, Sean Kelly.
Le 8 mai il s’offre un nouveau top 10 à Meyrin, en Suisse, en prenant la 7ème place du prologue du Tour de Romandie. Sur les 6,250 kilomètres, il concède 11 secondes au vainqueur, Laurent Fignon. Au classement général final, il termine 51ème à 53′ 33″ du vainqueur, Stephen Roche.
Le 18 mai, il prend la 15ème place, à Senlis, du prologue du Tour de L’Oise. Au classement général final, il prend la 30ème place, à 34 secondes du vainqueur, son coéquipier, Allan Peiper.
Le 22 mai, Frédéric Brun se présente au départ du 36ème Critérium du Dauphiné Libéré dont le départ est donné à Villeurbanne. Il est accompagné de Allan Peiper, Pascal Simon, Bernard Bourreau, Robert Millar, Francis Castaing et Pascal Guyot. Une nouvelle fois, il rentre dans le top 10 du prologue de 3,3 kilomètres en prenant la 7ème place, à Villeurbanne, à 7 secondes du vainqueur, son coéquipier, Allan Peiper. Le 4 juin, Frédéric Brun passe tout près de la victoire lors de 7ème étape, Saint Paul Les Trois Châteaux – Privas où il prend la seconde place, battu au sprint, par le Belge Guy Nulens. Lors de l’étape suivante, Privas – Vals Les Bains disputée en contre la montre sur 32 kilomètres, il va chercher la 12ème place à 3′ 19″ du vainqueur, Greg Lemond. Au classement général final, il se classe 39ème à 31′ 1″ du coureur Colombien, Martin Alonso Ramirez.
Après avoir disputé le Tour de l’Aude, du 18 au 21 juin, le 26 juin, Frédéric Brun regagne Montreuil sous Bois, pour prendre le départ du 71ème Tour de France. Porteur du dossard 64, Frédéric Brun est entouré de Pascal Simon, Jacques Bossis, Bernard Bourreau, Francis Castaing, Dominique Garde, Hubert Linard, Robert Millar, Allan Peiper et Sean Yates. Lors de la 3ème étape Louvroil Valenciennes, disputée sur 51 kilomètres, en contre la montre par équipe, l’équipe Peugeot prend la 4ème place à 32 secondes de l’équipe Renault de Laurent Fignon. Sur le contre la montre de 67 kilomètres, de la 7ème étape Alençon – Le Mans, Frédéric Brun prend une honorable 14ème place à 2′ 30″ de Laurent Fignon. C’est le mieux classé de son équipe et il est, lui même, surpris de sa performance. L’étape était difficile et longue. Le vent m’a souvent gêné mais, j’ai toujours réussi à rouler à mon rythme sans jamais faiblir. Vraiment je suis agréablement surpris par mon chrono, je ne pensais vraiment pas effectuer, sur ce parcours, une telle performance. Frédéric Brun a l’honneur des communiqués sur la 8ème étape entre Le Mans et Nantes. Il fait partie des 16 coureurs qui évoluent en tête de course du kilomètre 37 au kilomètre 52. Lors de la 20ème étape, Morzine – Crans Montana, au km 74, Pascal Jules et Henk Lubberding se détachent. Derrière eux, Frédéric Brun, Urs Zimmermann et Yvon Frébert sont sortis en contre mais la montée finale vers Crans Montana va leur être fatale. Frédéric Brun termine très bien son Tour de France puisqu’il va chercher une très belle 9ème place au chrono de 51 kilomètres, la veille de l’arrivée à Paris, entre Villié Morgon et Villefranche en Beaujolais. Au premier pointage, au km 11, il détenait le meilleur temps. Il termine l’étape à 3′ 6″ de Laurent Fignon. Au classement général final, Frédéric Brun boucle son 4ème Tour de France à la 89ème place, à 2h 25′ de Laurent Fignon et ceci en ayant assuré son travail d’équipier auprès Robert Millar qui termine au pied du podium.
Le 2 août, Frédéric Brun est de retour en Limousin. Il se présente au départ du 19ème Bol d’Or des Monédières entouré par ses coéquipiers, Jacques Bossis, Dominique Garde, Gilbert Duclos Lassalle et Bernard Bourreau. Pour les organisateurs c’est un véritable succès. 100000 à 110000 spectateurs se sont déplacés pour l’événement. Alors que les coureurs s’apprêtent à escalader pour la 7ème et dernière fois le col des Géants, ils ne sont plus que 10 à pouvoir espérer la victoire. Il y a là, Frédéric Brun accompagné de ses coéquipiers Bernard Bourreau et Jacques Bossis mais aussi Marc Durant, Thierry Claveyrolat, Eric Caritoux, Sean Kelly, Pascal Jules et Bernard Vallet. C’est Frédéric Brun qui lance l’offensive le premier et seul Eric Cartitoux réussit à prendre sa roue. Les deux hommes effectuent ensemble les 10 derniers kilomètres mais, à 500 mètres de la ligne d’arrivée, Eric Caritoux retrouve ses ailes de la Vuelta. Il profite de la côte d’arrivée pour déposer littéralement Frédéric Brun inscrivant ainsi son nom au palmarès du Bol d’Or. Juste après l’arrivée, Frédéric Brun reconnait la supériorité de son adversaire. Je n’arriverai pas à le gagner ce Bol d’Or. Chaque année, j’améliore mon classement. Je vais devoir revenir en 85 et si la logique est respectée, vous pouvez déjà inscrire mon nom au palmarès. J’avais bien sûr envie de faire quelque chose et j’étais bien préparé. Seulement Caritoux ce n’est pas n’importe qui. Dans les bosses je sais qu’il est de toute façon plus vite que moi. Alors je ne pouvais pas faire grand chose et sur la fin j’étais naze ! Ce circuit plus court c’est mieux pour les spectateurs puisqu’ils voient les coureurs plus souvent. Quant à la course, elle devient plus dure puisque l’on passe, deux fois de plus, le col des Géant. Mais honnêtement, je n’aimais pas les cinq derniers kilomètres du circuit précédent et malgré le rabiot de côte, je préfère cette version.
Le 10 aout, après 10 ans d’interruption, le Critérium d’Ussel renait. Frédéric Brun est au départ. Il va être un des principaux animateurs. Echappé dans un premier temps avec Bernard Vallet, Thierry Claveyrolat et Dominique Gaigne, il remet çà avec, à nouveau, Dominique Garde et Marc. Durant. Tout se joue dans le final, Laurent Fignon et Eric Caritoux parviennent à rentrer sur la tête de course. Au sprint, Laurent Fignon devance Eric Caritoux. Frédéric Brun va chercher la 3ème à une douzaine de secondes.
Le 16 août, Frédéric Brun termine 24ème de la classique de Saint Sébastien, à 2′ 56″ du vainqueur, le coureur Suisse, Niki Ruttiman.
Le 23 août c’est un Frédéric Brun un peu désabusé qui se présente au départ du Tour du Limousin, déçu de ne pas figurer sur la liste, établie par le DTN Lucien Bailly, des sélectionnés pour le championnat du monde. Frédéric Brun entends profiter de ce Tour du Limousin pour prouver qu’il avait sa place dans la sélection. Malheureusement, malade, il doit abandonner lors de la dernière étape. Quand on a 39° de fièvre, on reste au lit. J’ai mal dormi. Toute la nuit j’ai transpiré et, au départ, je savais que je n’irai pas au bout. Je n’ai pas insisté, c’était plus sage.
Fin 1984, Frederic Brun dresse de la bilan de sa saison qui restera parmi les meilleures. Je suis passé près de la gagne à plusieurs reprises cette année alors, il va bien falloir que cela arrive. Nous avons une grosse équipe capable de rivaliser avec les plus grosses cylindrées comme la Vie Claire et Renault. Avec Pascal Simon, Robert Millar, pour les Tours, Duclos Lassalle pour les classiques, nous n’avons rien à envier à quiconque. Gilbert Duclos Lassalle nous a beaucoup manqué cette saison dû à son accident de chasse mais, il vient de prouver qu’il a retrouvé la plénitude de ses moyens. Il faudra compter avec lui la saison prochaine pour les grands rendez vous du printemps. Pascal Guyot, Bernard Bourreau et Patrick Perret arrêtent. Jacques Bossis et Dominique Garde quittent Peugeot, mais nous accueillons Didier Garcia, Règis Clère, Yvan Frébert, Eric Louvel, et un Norvégien dont on dit le plus grand bien, Dag Otto Lauritzen. Ce sont tous des coureurs pleins de talent.
1985 – Une 7ème saison chez Peugeot et un 5ème Tour de France.
Le 25 février, Frédéric Brun termine 15ème du Grand Prix d’Aix en Provence, à 2′ 30″ de Steve Bauer.
Du 3 au 10 mars, Frédéric Brun dispute Paris Nice. Après s’être beaucoup dépensé, durant les trois premières étapes, pour préserver le maillot jaune de son coéquipier Allan Peiper, vainqueur du prologue, il termine à la 38ème place à 51′ 49″ du vainqueur Sean Kelly.
Le 17 mars, Frédéric Brun termine 6ème de Mauléon – Moulins, à 23 secondes du vainqueur Marc Madiot.
Du 22 au 24 mars, il dispute le Critérium International. Il prend la 12ème place du chrono de 13 kilomètres, à 40 secondes de Stephen Roche. Au classement général final, il occupe la 31ème place, à 14′ 26″ de Stephen Roche.
Le 31 mars, Frédéric Brun prend la 8ème place du Grand Prix de Rennes, à 38 secondes du vainqueur, son coéquipier, Gilbert Duclos Lassalle.
Le 9 avril, il termine 24ème de Paris – Camembert remporté par Martial Gayant.
Du 17 au 20 avril, Frédéric Brun dispute le circuit de la Sarthe Open. Lors du prologue de 19,6 kilomètres, disputé à Saint Calais, il se classe 2ème, à 20 secondes du Polonais, Zenon Jaskula.
Du 23 avril au 12 mai, Frédéric Brun participe au Tour d’Espagne. Au départ de Valladolid, il est accompagné de Gilbert Duclos Lassalle, Sean Yates, Pascal Simon, Robert Millar, Régis Clère, Dominique Lecrocq, Ronan Pensec, Pascal Simon,Eric Louvel et Francis Castaing. A l’issue de la 10ème étape, Robert Millar endosse le maillot amarillo. Avec ses équipiers, Frédéric Brun, va défendre le maillot de leader de Robert Millar jusqu’à la 17ème étape. Avant la 18ème étape, qui comporte trois ascensions, Robert Millar a pratiquement course gagnée. Il possède 10 secondes d’avance sur le Colombien José Francisco Rodriguez, plus d’une minute sur Pello Ruiz Cabestany. Robert Millar ne doit donc pas quitter d’une roue le Colombien José Francisco Rodriguez. Lors de cette 18ème étape, José Recio et Pedro Delgado réalisent un numéro exceptionnel, dans des conditions météorologiques dantesques, ils distancent le maillot jaune de 6 min 49 s. Robert Millar étant totalement livré à lui-même, craque moralement. Pedro Delgado remporte le Tour d’Espagne avec 36 secondes d’avance sur Robert Millar. Une polémique va éclater lorsqu’on apprend que les directeurs sportifs Espagnols se sont concertés pour favoriser la victoire d’un coureur Espagnol au détriment de l’étranger Robert Millar. Pedro Delgado ne va d’ailleurs pas se cacher en remerciant publiquement tous les Espagnols et en déclarant qu’il ne pensait pas avoir tant d’amis. Dans cette ambiance détestable, Frédéric Brun termine son premier Tour d’Espagne à la 98ème place, à 3h 11′ 57″ de Pedro Delgado.
Le 8 mai, Frédéric Brun termine 5ème du Critérium des Ormes, dans la Vienne, remporté par Stephen Roche.
Du 22 au 25 mai, il participe au Tour d’Armorique. Il termine au 31ème rang, à 18′ 31″ du vainqueur, Bruno Wojtinek.
Du 27 mai au 3 juin, il enchaine avec le Critérium du Dauphiné Libéré dont le départ est donné à Annemasse. Il a comme équipiers, Pascal Simon, Allan Peiper, Didier Garcia, Hubert Linard, Yvan Frebert, Robert Millar, Dag Otto Lauritzen, Hubert Forest. Il prend la 8ème place du chrono de 34 kilomètres disputé entre Orange et Avignon. Il concède 1′ 38″ au vainqueur Stephen Roche. Au classement général final, il termine 44ème, à 1h 14′ de Phil Anderson.
Le 9 juin, à Plumelec, Frédéric Brun prend la 6ème place, à 14 secondes de Marc Madiot.
Le 12 juin, il s’aligne au départ, à Narbonne, du Grand Prix du Midi Libre. Il se classe 9ème du prologue remporté par Jean Luc Vandenbroucke et 28ème du classement général remporté par le coureur Italien Silvano Contini.
Le 23 juin, Frédéric Brun se rend à Chailley, dans le département de l’Yonne pour disputer le Championnat de France. Jean Claude Leclercq remporte le titre. Frédéric Brun prend la 28ème place à 7′ 55″.
Le 28 juin, c’est à Plumelec qu’est donné le départ du 72ème Tour de France. Frédéric Brun, porteur du dossard 22 est au départ pour la 5ème fois. Aux côtés de Frédéric Brun, les directeurs sportifs de l’équipe Peugeot Shell, Roland Berland et Roger Legeay, ont sélectionné Robert Millar, Francis Castaing, Gilbert Duclos Lassalle, Robert Forest, Yvan Frébert, Hubert Linard, Allan Peiper, Pascal Simon et Sean Yates. A l’issue des 6,8 kilomètres du prologue dont l’arrivée est située au sommet de la côte de Cadoudal, Frédéric Brun prend la 18ème place à 32 secondes de Bernard Hinault. Sur le long contre la montre par équipe de 73 kilomètres, disputé entre Vitré et Fougères, l’équipe Peugeot termine à la 4ème place à 1′ 12″ de l’équipe La Vie Claire. Frédéric Brun boucle son 5ème Tour de France à la 134ème place, à 3h 1′ 30″ de Bernard Hinault. Ce n’est pas son meilleur Tour. Son nom apparait dans les communiqués une seule fois lors de 7ème étape entre Reims et Nancy, où il se glisse dans une échappée entre le 51ème et le 58ème kilomètre. Devant ses supporters, lors du chrono de 45,7 kilomètres autour du Lac de Vassivière, Frédéric Brun doit se contenter de la 29ème place à 4′ 15″ de Greg Lemond. Pour l’équipe Peugeot, ce n’est pas non plus un excellent Tour, le leader Robert Millar ne pouvant faire mieux que de terminer à la 11ème place.
Le 9 juillet, Frédéric Brun termine 10ème du Critérium de Breuillet, remporté par son coéquipier Francis Castaing.
Le 3 août, les coureurs Limousins sont en nombre au départ du 20ème Bol d’Or des Monédières. Outre les pros, Frédéric Brun et Marc Durant, ont été sélectionnés, les coureurs amateurs, Dominique Bregaint, Michel Commergnat, Jean Claude Laskowski, Alain Cessat, Michel Dupuytren, Gérard Caudoux et les jeunes Franck Gauthier et Luc Leblanc. Second l’an passé, Frédéric Brun espérait faire mieux mais, il va devoir se contenter d’une 15ème place, à 39 secondes du vainqueur, Stephen Roche.
Le 22 août, Frédéric Brun prend le départ du 18ème Tour du Limousin. Fidèle à lui même, il va jouer le rôle de l’équipier. Dès la première étape, de Limoges à Brive, Hubert Linard et Gilbert Duclos Lassalle figurent dans la bonne échappée. Quand Duclos est parti j’aurais pu y aller. J’étais bien placé devant pour le faire. Mais, par ailleurs, l’équipe était bien représentée et quand le paquet a éclaté, j’ai laissé faire. Par la suite, Frédéric Brun va surtout se faire remarquer lors de la dernière étape entre Guéret et Limoges. Au km 70, il se glisse dans l’échappée avec Eric Caritoux, Alain Vigneron, Pierre Bazzo, Kim Eriksen et Bruno Huger. Malheureusement une crevaison va l’obliger à produire un très gros effort pour revenir sur la tête de course entre Bujaleuf et Châteauneuf la Forêt. Au km 121 un groupe de contre attaquant rentre à son tour sur la tête de course. Peu après, entre Saint Denis des Murs et Saint Léonard de Noblat, la grosse bataille est lancée. Frédéric Brun, marqué par les efforts consentis, doit rentrer dans le rang. Il ne passera pas la ligne d’arrivée à Limoges.
Le 9 septembre, il termine 4ème du Critérium de Saussignac remporté par Bernard Hinault.
Frédéric Brun termine sa saison 85 en enchaînant le Grand Prix de Plouay, Isbergues et le Grand Prix de Fourmies et, c’est avec un certain optimisme qu’il se projette sur la saison 1986 : C’est pratiquement fait, je reste chez Peugeot. Cela devrait se régler ces jours-ci, mais je n’ai pas encore pu voir Roland Berland, j’ai sa parole et cela me suffit.
1986 – 8ème saison chez Peugeot et un 6ème Tour de France.
Le 22 février, Frédéric Brun attaque la saison en s’alignant au départ du 18ème Tour du Haut Var. Il termine 36ème, à 6′ 29″ du vainqueur, son coéquipier Pascal Simon.
Du 2 au 9 mars, il participe à Paris Nice. Il prend la 13ème place du prologue de 5,9 kilomètres, à 26 secondes du vainqueur, Sean Kelly. Dans la dernière étape disputée en contre la montre dans la montée du Col d’Eze, il prend une honorable 14ème place, à 1′ 54″ de Sean Kelly. Au classement général, il termine 37ème, à 24′ 15″ de Sean Kelly.
Le 16 mars, Frédéric Brun est l’un des principaux animateurs de Mauléon – Moulins. Echappé en compagnie de Jean Louis Gauthier, de Pierre Le Bigault et de Patrice Esnault, il va rester en tête durant de nombreux kilomètres avant de rentrer dans le rang dans le final. Il prend la 17ème place, à 52 secondes du vainqueur Dominique Lecrocq.
Le 6 avril, il prend la 7ème place du Grand Prix de Rennes, à 2′ 26″ du vainqueur Eric Boyer.
Le 16 avril, Frederic Brun se rend à Spa pour prendre le départ de la Flèche Wallone et son célèbre mur de Huy. Il termine 58ème, à 25′ 30″ de Laurent Fignon.
Le 20 avril, il enchaine avec une seconde classique, Liège Bastogne Liège, disputée dans conditions météo épouvantables. Il se fait remarquer dans une première échappée qui prend forme avant le premier contrôle de ravitaillement. Il est alors accompagné par Alain Bondue et par Pascal Simon. Repris, il remet ça quelques kilomètres plus loin. Après le mur de Stokeu et la côte de la Haute Levée, il aborde, en tête, la côte de Rosier, km 178, en compagnie de Eric Guyot, Jean Claude Bagot, Pascal Simon, Kim Andersen, Nico Emonds, Maarten Ducrot. Ils seront tous rejoints dans la côte du Mont Theux, au km 208.
Le 1er mai, Frédéric Brun s’aligne au départ de Châteauroux – Limoges. L’équipe Peugeot est la mieux représentée au départ. Cette 7ème édition du Prix du Muguet ne va se décanter que dans le final. La difficile côte de Mallety, à La Jonchère, permet à 13 coureurs de se dégager et parmi ceux-ci figurent Bruno Cornillet, Eric Louvel et Philippe Louviot, trois équipiers de Frédéric Brun. Toutes les équipes étant représentées à l’avant, c’est la bonne échappée. Dès lors, Frédéric Brun doit jouer le rôle d’équipier. A Limoges, il prend la 16ème place, à 9′ 24″ du vainqueur, son coéquipier Bruno Cornillet.
Du 5 mai au 11 mai, Frédéric Brun participe au Tour de Romandie. Il termine 14ème du prologue de 5,5 kilomètres disputé à Lugano, à 6 secondes du vainqueur Jean François Bernard. Au classement général final, il se classe 35ème, à 38′ 46″ du vainqueur, Claude Criquiélion.
Du 23 au 25 mai, il enchaine avec le Tour de l’Oise. Il prend la 10ème place du prologue, à Senlis. Sur les 3,1 kilomètres, il concède 7 secondes à son coéquipier Bruno Wojtinek. Au classement général final, il prend la 84ème place après avoir assuré la victoire de son coéquipier Gilbert Duclos Lassalle.
Du 26 mai au 2 juin, Frédéric Brun participe au Critérium du Dauphiné Libéré. Après avoir épaulé, Ronan Pensec qui monte sur la 2ème marche du podium final, il termine 51ème, à 1h 4′ 21″ du Suisse, Urs Zimmermann.
Du 26 au 29 juin, Frédéric Brun dispute le Tour d’Armorique. Il termine 43ème, à 4′ 48″ du Suisse, Jorg Muller.
Le 4 juillet, il est à Boulogne Billancourt pour prendre le départ de son 6ème Tour de France. L’équipe Peugeot encadrée par Roger Legeay et Serge Beucherie est composée de Pascal Simon, Frédéric Brun, Bruno Cornillet, Gilbert Duclos Lassalle, Robert Forest, Gilbert Glaus, Dag Otto Lauritzen, Eric Louvel, Ronan Pensec et Sean Yates. Frédéric Brun, porteur du dossard 82, termine à la dernière place du prologue de 4,4 kilomètres à 1′ 02″ de Thierry Marie. Sur la 2ème étape Meudon – Saint Quentin en Yvelines, l’équipe Peugeot termine 6ème à 2′ 04″ de l’équipe Système U. Les temps sont pris sur le 6ème coureur passant la ligne. Frédéric Brun fait partie de ces 6 coureurs qui terminent dans le même temps. Lors de la 4ème étape, longue de 243 kilomètres, entre Liévin et Evreux, l’échappée matinale est reprise au 200ème kilomètre. Frédéric Brun et Maarten Ducrot parviennent à contre-attaquer peu avant Gaillon (km 211). Ils ne sont revus par le peloton que dans la traversée de Saint-Vigor (km 222). Par la suite, Frédéric Brun prend la 22ème place du chrono de 61 kilomètres disputé à Nantes. Après avoir été pointé en 7ème position au premier pointage, il concède 2′ 59″ à Bernard Hinault. Lors de la 11ème étape conduisant les coureurs de Poitiers à Bordeaux, Frédéric Brun multiplie les attaques dans les 25 derniers kilomètres mais les équipes Kwantum et Joker font bonne garde. Le nom de Frédéric Brun apparait dans les communiqués lors de la 14ème étape, entre Luchon et Blagnac. La course s’anime au sprint de Saint-Gaudens (km 43) et dans la côte de la Serre (km 49). Trois hommes s’échappent, ce sont : Gil Mas, Frédéric Brun et Guido Winterberg. Ils sont d’abord rejoints par 7 autres coureurs au km 65. Ils comptent alors 39 secondes d’avance sur le peloton. Un second groupe fait la jonction au km 75. Ils sont alors 23 en tête de course. Les 23 échappés compteront jusqu’à 1’1″ d’avance mais les équipes Joker, Panasonic et Kwankum assurent la poursuite et l’écart fond. C’est un peloton composé de plusieurs éventails qui se reforme à partir du km 90. Lors du dernier chrono de 58 kilomètres, disputé à Saint Etienne, Frédéric Brun prend la 28ème place à 4′ 40″ du vainqueur Bernard Hinault. Il boucle son 6ème Tour de France au 107ème rang, à 2h 13′ 11″ de Greg Lemond. L’équipe Peugeot occupe la 2ème place derrière l’équipe La Vie Claire au classement général par équipe. Le leader de Frédéric Brun, Ronan Pensec, termine le Tour en 6ème position.
Le 3 août, au Critérium de Castillon La Bataille, il prend la 4ème place, à 22 secondes de Jean Claude Bagot.
Le 7 aout, Frédéric Brun termine 2ème du Bol d’Or des Monédières derrière Laurent Fignon. Après l’arrivée, il délivre quelques infos sur la suite de sa carrière. Les gens disaient que lorsque Peugeot arrêterait ce serait la fin du cyclisme et puis, Peugeot va arrêter et le cyclisme va continuer. De toute façon, j’avais envie de changer d’air, de voir autre chose. Cela faisait huit ans que j’étais chez Peugeot. J’ai donné ma parole à Roger Legeay que je ne ferais rien avant le 15 août. Je sais qu’il cherche des sponsors. Il m’a dit qu’il avait de bons contacts. D’après le montage financier qu’il fera et les gars qu’il embauchera, je suis prêt à lui faire confiance.
Le 13 août, il participe à la Classique San Sébastien Il se classe 65ème, à 17′ 45″ de l’Espagnol, Inaki Gaston.
Le 16 août, il termine 2ème de la Polynormande à Saint Martin de Landelles.
Le 19 août, Frédéric Brun est au départ du Critérium de Meymac et il annonce la couleur : Je suis à l’aise sur les parcours délicats. Un peu à la bourre, je n’ai pas encore effectué un parcours complet mais je désire faire fort aujourd’hui. Il tient parole. Il lance la première attaque sérieuse accompagné de Michel Dupuytren et de Jean Claude Garde mais il reste 18 tours à couvrir. Le peloton rejoint les échappés. Thierry Claveyrolat relance la course, il est repris par Frédéric Brun, Eric Caritoux, Gilles Mas et Acacio Da Silva. A trois tours de l’arrivée, Frédéric Brun passe seul en tête avec 300 mètres d’avance mais il est repris au tour suivant. Son coéquipier Ronan Pensec contre et file vers la victoire. Pour la 2ème place, Eric Caritoux devance Frédéric Brun.
Le 21 août, il est au départ du 19ème Tour du Limousin. Il est accompagné de Philippe Casado, Yvan Frébert, Robert Forest, Didier Garcia, Jean Guérin, Jan Koba, Eric Louvel et Ronan Pensec. Il termine à la 50ème place, à 18′ 5″ de Dominique Gaigne qui devance Ronan Pensec.
Le 26 août, Frédéric Brun va chercher la 6ème place au Grand Prix de Plouay, à 12 secondes du vainqueur, Martial Gayant.
Le 21 septembre, Frédéric Brun remporte sa première chez les pros au Critérium de Saussignac.
1987 – Un 7ème Tour de France. Sa plus belle saison avec une sélection pour le championnat du Monde.
Roger Legeay a trouvé un nouveau sponsor. La firme Z est désormais associée à Peugeot et c’est sous ce nouveau maillot que Frédéric Brun aborde la saison 1987.
Début janvier, Frédéric Brun est en vacances, à Font Romeu, avec Roger Legeay, Gilbert Duclos Lassalle, Bernard Vallet et Christian Jourdan. Lors d’une banale sortie de ski de fond, il chute et il a du mal à se relever. Son genou droit a morflé. Il réussit toutefois à rentrer à l’hôtel et les premiers examens ne donnent rien d’anormal. Cependant, en rentrant chez lui, en voiture, il s’arrête voir un magnétiseur qui lui aussi ne décèle rien d’anormal. Toutefois, sur les conseils d’un de ses amis, il va consulter le professeur Pécout, au CHU de Limoges. Il y arrive, les mains dans les poches, après avoir rangé sa voiture sur le parking. Celle-ci va y rester quelques jours. Le professeur Pécout lui a, en effet, conseillé l’opération sans quoi il ne ferait certainement pas toute la saison. Son début de saison est donc compromis comme il s’en explique auprès du journaliste du Populaire du Centre. Ma première course était prévue le 12 février. Faut pas rêver. Paris Nice partira également sans moi. Après on verra. Cette saison, je suis sûr que l’on va voir une bonne équipe. Nous ne possédons pas, peut être, un super leader mais Ronan Pensec, Bruno Cornillet et Bruno Wojtinek sont des tout bons. Ils peuvent surprendre. D’ailleurs, l’ambition de Z est claire. Il s’agit de gagner le Tour dans les trois ans à venir. Pour ma part, j’espère continuer sur ma lancée de la fin de saison 86. Il y a des courses où je volais. Mon rêve serait de réaliser un truc dans une classique où sur une étape du Tour.
La rééducation va s’avérer plus longue que prévue. On ne retrouve Frédéric Brun sur un vélo que le 1er mai à l’occasion de Châteauroux – Limoges. C’est un autre Limousin, Luc Leblanc, qui déclenche la bagarre dans la redoutable ascension du Bois des Echelles, peu après Saint Sulpice Laurière. 23 hommes se retrouvent en tête. Frédéric Brun est de ceux là mais, à l’entrée de Saint Léonard de Noblat, à court de compétition, il est décroché. Il ne tarde pas à abandonner.
Du 5 mai au 10 mai, Frédéric Brun dispute les Quatre jours de Dunkerque. Il termine 80ème, la victoire revenant au coureur Belge, Herman Frison.
Du 15 au 17 mai, Frédéric Brun participe au Tour de l’Oise. Il prend la 79ème place, à 1′ 30″ du Hollandais Jell Nijdam.
Le 7 juin, il termine à la 22ème place au Grand Prix de Plumelec, à 7′ 25″ du coureur Suisse, Johnny Weltz.
Le 1er juillet, Frédéric Brun rejoint Berlin pour le départ de son 7ème Tour de France. Au sein de l’équipe Peugeot, concoctée par Roger Legeay et Serge Beucherie, on retrouve : Pascal Simon, Frédéric Brun, Bruno Cornillet, Gilbert Duclos Lassalle, Jean Louis Gauthier, Gilbert Glaus, Denis Roux, Jérome Simon et Bruno Wojtinek. Le samedi 4 juillet, lors de la 3ème étape conduisant les coureurs de Karlsruhe à Stuttgart, le porteur du dossard 32, Frédéric Brun, se met particulièrement en évidence. Au pied de la côte de Gondelsheim, au km 66, il se dégage et passe le sommet en tête devant son équipier, Gilbert Duclos-Lassalle qui porte le maillot à pois. Il creuse l’écart : 52″ au km 70, 2’26″ au km 75, 4’48″ au km 80 et 7′ au sommet de la côte de Gochsheim (km 86.5). A Eppingen, Frédéric Brun est retardé par un passage à niveau fermé pendant plus d’une minute. Il repart avec une avance de 8’55″ sur le peloton. Au sommet de la côte de Kleingartach, au km 107, Frédéric Brun précède encore le peloton de 5’45″. Au sprint de Nordheim, au km 121, le peloton est à 4’56″. L’équipe Del Tongo organise alors la poursuite. Frédéric Brun résiste jusqu’à Heilbronn, où il remporte une prime, Rolf Gölz, Marc Madiot et Kim Andersen ne sont plus qu’à 45″ et le peloton à 2’10″. La fin de l’aventure se termine pour Frédéric Brun au km 134. Il va terminer cette étape à la 199ème place, à plus de 25 minutes du vainqueur Acacio Da Silva mais il va avoir l’honneur de monter sur le podium pour revêtir le maillot à pois du classement de la montagne, maillot qu’il va conserver sur la 4ème et 5ème étape. La 11ème étape traverse le Limousin. Les coureurs partis de Poitiers arrivent à Chaumeil. Une nouvelle fois, Frédéric Brun a l’honneur des communiqués. Sur ses routes d’entraînement, il se glisse dans une échappée dans la traversée de Videix. Il tente à nouveau sa chance quelques kilomètres plus loin, sans plus de succès. Lors de la 17ème étape, entre Millau et Avignon, Frédéric Brun passe en tête au sommet du Col du Perjuret. Lors de la 19ème étape, entre Valréas et Villars de Lans, il est à nouveau à l’honneur. Il figure dans une échappée de huit coureurs qui prend forme au km 21. L’échappée est reprise au km 37 mais au km 59, Frédéric Brun, très remuant, se glisse dans un groupe de 17 coureurs qui ne sera repris qu’au cours de l’ascension du col de La Bataille, au km 110. Au cours de la 22ème étape, entre La Plagne et Morzine, Frédéric Brun attaque en tête le Col de la Colombière avec sept autres coureurs lancés à la poursuite d’Eduardo Chozas. Si ce dernier va résister au retour du peloton et l’emporter à Morzine, le groupe de Frédéric Brun est repris dans la montée de La Colombière. La chance sourit enfin pour Frédéric Brun lors de la 23ème étape entre Saint Julien en Genevois et Dijon. Au km 197, sept hommes se détachent : Rudy Patry, Henk Lubberding, Frédéric Brun, Régis Clère, Eric Van Lancker, Jean Claude Leclercq et Gerrie Knetemann, puis quelques kilomètres plus loin, Alfred Achermann les rejoint. Ces huit coureurs creusent l’écart : 1’21 » à 25 bornes de l’arrivée. Le peloton ne réagit pas et laisse la victoire aux échappés : 2’45 » au km 211, 3’04 » aux 10 km, 3’17 » aux 5 km. Les « huit » s’observent et tentent leur chance, d’abord Henk Lubberding, puis Eric Van Lancker, mais c’est Régis Clère, le plus malin, qui place un démarrage aux 800 mètres et remporte sa deuxième étape. Frédéric Brun prend une honorable 8ème place. Au classement général final, à Paris, Frédéric Brun boucle son 7ème Tour de France à la 92ème place, à 2h 44′ 32″ du vainqueur Stephen Roche. Denis Roux en terminant en 20ème position est le mieux classé de l’équipe Peugeot.
Le 30 juillet, Frédéric Brun termine 4ème du Critérium de Lamballe, à 20 secondes du vainqueur, Martial Gayant.
Le 4 août, Frédéric Brun prend la 3ème place du Critérium de Castillon La Bataille derrière Bernard Vallet et Eduardo Chozas.
Le 8 août, on retrouve trois Limousins au départ du Critérium de Meymac : Frédéric Brun, Luc Leblanc et Pascal Peyramaure. Frédéric Brun termine 4ème, à 18 secondes du vainqueur Régis Clère.
Du 20 au 23 août, Frédéric Brun participe au Tour du Limousin. Il rate la bonne échappée lors de la première étape entre Limoges et Saint Junien. Il s’était glissé à l’arrière du peloton au moment au Luc Leblanc a placé une violente attaque dans la côte de Montbrun. Il se rattrape sur la dernière étape, Tulle – Limoges, en prenant la 2ème place, seulement battu, au sprint, par Kim Andersen. Au classement général final, il termine en 6ème position, à 1′ 53″ du vainqueur, Charly Mottet.
A l’issue du Tour du Limousin, Frédéric Brun est tout heureux d’apprendre qu’il est sélectionné pour disputer le championnat du monde qui doit se dérouler en Autriche. Lucien Bailly a retenu avec lui : Gilbert Duclos Lassalle, Régis Clère, Dominique Garde, Marc Gomez, Laurent Fignon, Charly Mottet, Marc Madiot, Martial Gayant, Christophe Lavaine, Bruno Wojtinek et Jean François Bernard
Le 25 août, Frédéric Brun monte sur la 3ème marche du podium du Grand Prix de Plouay, à 42 secondes de son coéquipier, Gilbert Duclos Lassalle.
Le 6 septembre, Frédéric Brun est donc à Villach, en Autriche pour défendre les chances de la France au Championnat du monde. A l’issue des 276 kilomètres, ils ne sont que quatre Français à terminer. Duclos Lassalle 42ème, à 40 secondes du vainqueur Stephen Roche, Jean François Bernard 49ème dans le même temps ainsi que Marc Madiot 59ème. Frédéric Brun, quant à lui, se classe 69ème à 1′ 45″.
1988 – Première grande victoire chez les Pros et un 8ème Tour de France bouclé.
Du 13 au 16 avril, Frédéric Brun participe au Circuit de la Sarthe. Il se classe 60ème,à 9′ 31″ de Thierry Marie.
Le 1er mai, il prend la 34ème place de Châteauroux – Limoges, à 11′ 23″ de Pascal Simon.
Du 26 au 28 mai, Frédéric Brun dispute le Tour d’Armorique. Il termine 25ème, à 32 secondes, du coureur Suisse, Soren Lilholt.
Le 29 mai, Frédéric Brun, le fidèle équipier, apprécié de tous, qu’il est devenu au fil des ans, ajoute à son palmarès le 15ème Grand Prix de Plumelec. Il remporte, ainsi, après 10 ans d’activité, sa première grande victoire officielle chez les pros. A l’issue d’un long sprint, il devance Gérard Rué et Thierry Claveyrolat avec lesquels il s’était échappé à une trentaine de kilomètres de l’arrivée.
Du 8 au 12 juin, Frédéric Brun Dispute la Route du Sud. Il termine 4ème du prologue, à Leucate. Laurent Fignon réalise le meilleur temps. Au classement général final, il termine à la 6ème place. Ses deux équipiers Ronan Pensec et Gilbert Duclos Lassalle occupent les deux premières places.
Le 25 juin, à Saint Etienne, Eric Caritoux endosse le maillot de Champion de France en devançant le tenant du titre, Marc Madiot. Frédéric Brun termine à la 48ème place, à 9′ 26″.
Le 3 juillet, Frédéric Brun entouré de Ronan Pensec, Henri Abadie, Philippe Casado, Bruno Cornillet, Gilbert Duclos Lassalle, Atle Kvalsvoll, Denis Roux et Jérome Simon se présente, à Pornichet au départ de son 8ème Tour de France. A noter l’originalité du prologue. Les cinq premiers kilomètres sont courus contre la montre par équipes et donnent un chrono A. Le dernier kilomètre (lancé) est effectué seulement par un coureur désigné au préalable par l’équipe et donne un chrono B. Deux classements distincts sont établis : un classement par équipe (chrono A), un classement individuel pour chaque coureur ayant couru le dernier kilomètre lancé (chrono B). Le prologue n’entre pas en compte dans les classements du Tour de France. Le chrono B ne sert qu’à attribuer symboliquement, pour le départ de la 1ère étape, le maillot jaune au coureur ayant fait le meilleur temps, le maillot vert pour le deuxième temps. D’autre part, le chrono A servira à déterminer l’ordre de départ du contre-la-montre par équipe du lundi 4 juillet, qui marque le véritable départ du Tour de France. L’équipe Z Peugeot prend la 19ème place du chrono A. Gilbert Duclos Lassalle, désigné par son équipe pour effectuer le dernier kilomètre termine en 5ème position à 3″ 58 de Guido Bontempi. Lors du chrono par équipe, disputé le 4 juillet, sur 48 kilomètres, entre La Haie Fouassière et Ancenis, l’équipe Z Peugeot termine à la 4ème place, à 36 secondes de l’équipe Panasonic. En prenant la 20ème place du chrono de la 6ème étape, 52 kilomètres entre Liévin et Wasquehal, Frédéric Brun remonte à la 9ème place du classement général. Frédéric Brun se distingue également lors de la 13ème étape, sur le chrono de 38 kilomètres entre Grenoble et Villard de Lans. Il termine à 3′ 17″ de Pedro Delgado. Après avoir épaulé ses leaders, Ronan Pensec qui prend la 7ème place à Paris et Denis Roux la 10ème place, Frédéric Brun boucle son 8ème Tour de France à la 81ème place, à 1h 33′ 32″ de Pedro Delgado.
Le 26 juillet, Frédéric Brun termine 10ème du Critérium de Callac, à 50 secondes de son coéquipier Ronan Pensec.
Le 4 août, après être passé tout près de la victoire à plusieurs reprises, Frédéric Brun remporte enfin le Bol d’Or des Monédières. Il devance Thierry Claveyrolat et Jérome Simon.
Le 5 septembre, il termine 8ème de la 1ère étape du Circuit de l’Aulne, à Chateaulin, à 45 secondes, du vainqueur, Frank Pineau.
Le 11 septembre, il se classe 83ème du Grand Prix de Fourmies, dans le même temps que le vainqueur, le coureur Belge, Edwin Bafcop.
Le 18 septembre, Frédéric Brun prend la 3ème place du Critérium de Saussignac derrière Gilbert Duclos Lassalle et Claude Criquiélion.
1989 – Dernière saison chez Z – Peugeot. Séparation dans la douleur.
Le 5 février, Frédéric Brun termine 47ème de la Ronde des Pyrénées Méditerranéennes, à 6′ 42″ du coureur Allemand, Marcel Wust.
Après avoir participé au Het Volk, le 4 mars, Frédéric Brun termine 70ème de Cholet – Mauléon – Moulins, disputé le 19 mars et remporté par Franck Boucanville.
Le 25 mars, Frédéric Brun dispute le Critérium International. Il se classe 111ème, à 27′ 58″ de Miguel Indurain.
Le 30 avril, il termine 27ème du Trophée des Grimpeurs, à Chanteloup les Vignes, à 44 secondes de son équipier Henri Abadie.
Le 1er mai, il se classe 23ème de Châteauroux – Limoges, à 11′ 45″ de Frédéric Garnier.
Du 9 au 14 mai, Frédéric Brun dispute le Tour de Romandie . Il se classe 70ème, à 35′ 55″ de Phil Anderson.
Le 25 mai, Frédéric Brun retrouve ses coéquipiers, Robert Millar, Atl Kvalsvoll, Jérome Simon, Bruno Cornillet, Ronan Pensec et Eric Boyer, à Divonne les Bains, pour prendre le départ du 41ème Critérium du Dauphiné Libéré. Frédéric Brun se classe 64ème, à 59′ 18″ de Charly Mottet. Son équipier Robert Millar monte sur la 2ème marche du podium.
Du 12 juin au 18 juin, il dispute le Midi Libre. Il termine à la 50ème place, à 53′ 41″de son coéquipier Jérome Simon.
Malgré l’aide apportée à ses leaders dans ces différentes épreuves, Frédéric Brun n’est pas retenu pour disputer le Tour de France.
Le 30 juillet, Frédéric Brun participe à la Poly Normande, à Saint Martin de Landelle. Il prend la 9ème place, à une minute de Laurent Fignon.
Le 10 août, lors du Bol d’Or des Monédières, Frédéric Brun est victime d’une crevaison au moment de l’attaque de Luc Leblanc, à l’avant dernier tour, au milieu du Col des Géants, alors que Pascal Simon possède une minute d’avance. Eric Caritoux, Robert Millar puis Miguel Indurain sortent à leur tour du peloton. Cinq hommes se retrouvent à l’avant. Il faut attendre le dernier tour et l’approche de la flamme rouge pour voir se dégager, à nouveau Luc Leblanc, cette fois-ci accompagné par Eric Caritoux. Ce dernier va finalement l’emporter face à Luc Leblanc. Frédéric Brun va, quant à lui, chercher la 7ème place, à 4′ 08″ d’Eric Caritoux.
Du 15 au 18 août, Frédéric Brun dispute le Tour du Limousin avec ses équipiers, Henri Abadie, Eric Boyer, Philippe Casado, Olaf Lurvik, Laurent Madouas et Joey Mac Louglhin. Il se classe 44ème, à 2′ 16″ de Thierry Claveyrolat.
Fin septembre, Frédéric Brun annonce, un peu dépité, son départ de l’équipe Z Peugeot. Après onze ans de bons et loyaux services, il imaginait une autre fin. C’est la grosse brouille avec Roger Legeay. Sa non sélection pour le Tour de France a mis de l’eau dans le gaz. C’est vrai, je n’avais pas fait de miracle depuis le début de saison, mais, mon expérience plaidait en ma faveur. Cela fait une semaine que j’ai envoyé ma lettre de démission et je n’ai pas de réponse. J’ai été mis à l’écart durant toute la saison ce qui semblerait signifier que l’on ne veut plus de moi. C’est vrai, Bernard Vallet me prend chez RMO mais, encore faut-il l’accord de Z Peugeot chez qui j’ai un contrat d’encore un an.
1990 – Sous un nouveau maillot, Frédéric Brun participe au Tour d’Italie et termine son 9ème Tour de France.
Le 18 mars, sous son nouveau maillot RMO, Frédéric Brun participe à Cholet Pays de Loire. Il se classe 38ème, à 7′ 46″ de Kim Andersen.
Du 2 au 6 avril, il dispute le Tour du Pays Basque. Il se classe 59ème, à 17′ 55″ de Julian Gorospe.
Le 11 avril, Frédéric Brun est à Spa pour prendre le départ de la Flèche Wallone. Il termine 101ème à 4′ 46″ de Moreno Argentin.
Le 14 avril, il termine 68ème de Liège Bastogne Liège, à 9′ 11″ du coureur Belge, Eric Van Lancker
Du 1er au 6 mai, il dispute les Quatre Jours de Dunkerque. Il termine 33ème de l’épreuve remportée par Stéphen Roche.
Le 18 mai, Frédéric Brun est, pour la première fois, au départ du Tour d’Italie, à Bari. Il a pour partenaires, Michel Vermotte, Jean Claude Colotti, Charly Mottet, Christophe Manin, Per Pedersen, Danté Rézzé, Marcel Wust et Jean Claude Bagot. Il termine à la 57ème place, à 1h 56′ 23″ du vainqueur, Gianni Bugno et ceci après avoir épaulé son leader, Charly Mottet qui monte sur la 2ème marche du podium.
Du 13 au 17 juin, il participe à la Bicyclette Basque. Il termine 27ème. Son équipier, Thierry Claveyrolat remporte l’épreuve.
Le 30 juin, Frédéric Brun se rend à Poitiers, pour prendre le départ de son neuvième Tour de France. Le prologue se dispute au Futuroscope. Autour de son leader Charly Mottet, l’équipe RMO comprend : Jean Claude Bagot, Eric Caritoux, Thierry Claveyrolat, Jean Claude Colotti, Thierry Laurent, Pascal Lino et Michel Vermotte. Au départ, Frédéric Brun qui porte le dossard 53 est plutôt confiant. Nous avons une excellente équipe autour de Charly Mottet. On passe partout, Thierry Claveyrolat et Eric Caritoux en montagne, Michel Vermotte, Thierry Laurent, Pascal Lino et moi même sur le plat, quant au sprint, avec Jean Claude Colotti, on est paré. Tout baigne dans cette équipe RMO. Je crois que Bernard Vallet, directeur sportif et son adjoint, Christian Rumeau y sont pour beaucoup. Frédéric Brun se distingue lors de la 17ème étape Lourdes – Pau en se glissant dans une échappée de 23 coureurs dès le départ de Lourdes. Il va ainsi escalader l’Aubisque en tête de course avant d’être repris dans le Col de Marie Blanque. Lors de la 19ème étape Castillon La Bataille- Limoges, Frédéric Brun évolue sur ses terres. Dans la traversée de Ribérac c’était super. C’est la ville où je suis né et où habite encore ma grand mère. Le peloton m’a autorisé à prendre les devants pour aller lui faire la bise. C’était chouette. Ca m’a donné du courage car avec la chaleur c’était la galère. Il termine à la 105ème place à Limoges à 6′ 04″ de l’Italien, Guido Bontempi. Le lendemain, sur le chrono de Vassivière, victime d’un bris de roue, il doit se contenter de la 63ème place à 5′ 59″ du vainqueur, Eric Breuking. J’ai cassé une roue et mon moral en a pris un coup. C’est toujours comme çà, quand je suis parti pour faire un bon chrono, il m’arrive une tuile. Quant à ce Tour 90, je trouve qu’il a été plein pot tout le temps. C’est la conséquence de la modification du peloton. Quand j’ai débuté au Tour on était 12 équipes de 10 coureurs. Maintenant on est 22 équipes de neuf. Comment contrôler la course dans de telles conditions ! Frédéric Brun termine son 9ème Tour de France à la 91ème place, à 1h 43′ 52″ de Greg Lemond.
Le 28 juillet, Frédéric Brun termine 10ème de la Polynormande, à une minute de son coéquipier Thierry Claveyrolat.
Début août, on retrouve Frédéric Brun sur les routes Limousines. Après avoir participé, le 4 août, au 1er critérium pro de Dun le Palestel, le 5 août, il termine 4ème du critérium de Castillon La Bataille remporté par Eric Boyer, le 9 août, il termine 5ème du 24ème Bol d’Or des Monédières, à 2′ 40″ de Thierry Claveyrolat et le 14 août, il prend la 18ème place du Critérium de Meymac, à 2′ 20″ de Claude Criquiélion.
Le lendemain, 15 août, Frédéric Brun se présente au départ du Tour du Limousin. Il fait partie de la seconde partie du peloton qui accuse un retard de plus de trente minutes lors de l’étape Saint Yrieix – Saint Augustin. Au classement général final, Frédéric Brun termine 42ème, à 32′ 31″ du vainqueur Martial Gayant.
1991 – Sa dernière saison.
Du 5 au 10 février, Frédéric Brun participe au Tour d’Andalousie. Il se classe 45ème. L’épreuve est remportée par l’Espagnol, Roberto Lezaun.
Le 23 février, il prend la 74ème place du Tour du Haut Var, à 14′ 54″ de son coéquipier Eric Caritoux.
Du 11 mars au 16 mars, il dispute le Tour de Murcie. Il se classe 86ème. L’épreuve est remportée par l’Espagnol José Luis Villanueva.
Le 7 avril, il termine 34ème du Grand Prix de Rennes, à 2′ 50″ de Kim Andersen.
Du 10 avril au 13 avril, Frédéric Brun dispute le Circuit de la Sarthe. Il termine 29ème à 4′ 50″ de Bruno Cornillet.
Du 29 avril au 18 mai, il dispute son deuxième Tour d’Espagne. Au départ à Mérida, il retrouve ses coéquipiers, Pascal Lino, Marcel Wust, Mauro Ribeiro, Thierry Claveyrolat, Jean Philippe Dojwa, Danté Rezze, Christophe Manin et Jean Luc Jonrond. Il se classe 63ème à 1h 13′ 13″ de l’Espagnol Melkor Mauri. Pascal Lino le mieux classé de l’équipe prend la 35ème place et il ne sont que trois RMO à terminer ce Tour d’Espagne.
Du 12 au 16 juin, Frédéric Brun participe à la Route du Sud. Il prend la 11ème place du classement général final, à 4′ 40″ de Laurent Dufaux.
Du 18 au 24 juin, il dispute le Grand Prix du Midi Libre. Il termine 72ème. L’épreuve est remportée par Gilbert Duclos Lassalle.
Frédéric Brun n’est pas retenu pour disputer le Tour de France.
On le retrouve au départ de quelques critériums et le 9 août, il termine 9ème du Bol d’Or des Monédières que remporte Luc Leblanc.
La fin de saison approche et Frédéric Brun prend conscience que sa carrière pro se termine plus brutalement qu’il ne l’avait imaginé comme en témoigne cet article paru dans Miroir du Cyclisme au mois de décembre 1991. Partir sur une saison ratée quand on est depuis douze ans chez les professionnels vous ne pouvez pas savoir ce que c’est. Sinon que ce n’est pas facile à vivre. Tout au long de la saison, chez RMO, on m’a vraiment pris pour un con. C’est le seul mot qui convienne. Michaud et Roussel m’ont dit qu’ils n’avaient pas besoin d’un coureur comme moi, c’est à dire un équipier, dans la mesure où ils n’avaient pas de leader désigné à défendre. Je me demande bien pourquoi, dans ces conditions, ils m’avaient engagé, me débauchant de chez Z, l’équipe que je n’avais pu me résoudre à quitter. Toute l’année 91, j’ai passé plus de temps au téléphone que dans toute ma carrière. Je ne recevais jamais de convocations et j’appelais pour savoir si j’allais courir ou non. En plus, j’étais très motivé, je m’entrainais très dur et les rares fois où ils m’ont permis de courir, j’étais bien. Non vraiment, je ne pense pas avoir mérité d’être traité de cette façon. J’aurais voulu faire une ou deux saisons de plus et je me fais jeter comme un malpropre. J’aurais pu chercher du boulot en Espagne mais, si c’est pour faire le bouche trou ou être sous payé, je préfère encore m’arrêter. Ce métier est trop dur et trop exigeant pour qu’on puisse le faire dans de mauvaises conditions. Alors, je ne sais pas ce que je vais faire. La vie sans vélo, je n’y avais pas encore pensé. Je me disais que c’était impossible. Maintenant, je veux que ce soit possible et n’étant pas plus idiot qu’un autre, je vais effectuer ma reconversion. Sans doute en dehors du milieu cycliste. Ce qui ne veut surtout pas dire que je romprais totalement avec. J’ai quand même mes copains qui continuent de courir et je sais qu’ils auront autant de plaisir que moi pour des retrouvailles. Les copains c’est mieux que les souvenirs et avec eux, je vivrai encore, au présent, ce sport qui m’a tant donné. C’est quand même beau le vélo quoiqu’il me soit arrivé.
Frédéric Brun aura été durant douze saisons le parfait équipier. On ne reste pas pendant 9 saisons au sein de la même équipe, Peugeot en l’occurence, si on a pas une conduite exemplaire. On n’obtient pas non plus une sélection pour représenter la France au championnat du monde si on n’a pas la volonté de se sacrifier pour les autres. Sa fin de carrière brutale nous interpelle. Le milieu pro est sans pitié, adulé un jour, jeté comme un malpropre un autre jour. Souvenons-nous de ce qu’il déclarait en 1978, la veille de passer pro : Faire le grand saut chez les pros ou pas ? Je suis réaliste. Je sais ce qu’il ne faut pas faire. Je vais me donner à fond. Si çà veut rigoler, si je pense pouvoir faire un bon professionnel, je n’hésiterai pas. Dans le cas contraire, je raccrocherai le vélo. A Nontron, j’ai pris la succession de mon père comme taxi ambulance mais nous avons abandonné l’auto école. Ma mère a quand même beaucoup trop de travail. Je vais donc devoir choisir à la fin de la saison. Ou bien ce sera le vélo, ou bien je relancerai l’entreprise familiale. Douze ans après, fin 1991, il apprend avec une certaine brutalité que sa carrière se termine :La vie sans vélo, je n’y avais pas encore pensé. Je me disais que c’était impossible. Maintenant, je veux que ce soit possible et n’étant pas plus idiot qu’un autre, je vais effectuer ma reconversion. Sans doute en dehors du milieu cycliste. Ce qui ne veut surtout pas dire que je romprais totalement avec. J’ai quand même mes copains qui continuent de courir et je sais qu’ils auront autant de plaisir que moi pour des retrouvailles. Les copains c’est mieux que les souvenirs et avec eux, je vivrai encore, au présent, ce sport qui m’a tant donné. C’est quand même beau le vélo quoiqu’il me soit arrivé. Malheureusement, après le vélo, Frédéric Brun ne va pas connaître une reconversion heureuse et la brutalité de son éviction du milieu pro n’y est certainement pas étrangère.
Outre sa conduite exemplaire comme équipier, on retiendra de lui, qu’il a participé à neuf Tours de France, deux Tours d’Espagne et un Tour d’Italie mais que surtout, il les a tous terminé. Peu de coureurs pros ont réussi cet exploit.
Sources des données retranscrites et photos : Archives du Populaire du Centre, Miroir du Cyclisme – Cyclisme Magazine – Sites : Mémoire-du-cyclisme – Pro Cycling Stat – Le Site du Cyclisme – Veloquercy – Retro Vélo Dordogne –
Maquettes des maillots : Mémoire-du-cyclisme. Jean Louis Bey.