Claude MAZEAUD


Claude MAZEAUD.
Surnommé la puce du Limousin, Claude Mazeaud est né le 17 janvier 1937, à Vignols, en Corrèze.
Ses clubs amateurs.
Claude Mazeaud débute sa carrière, fin 1954, au VC Arédien. Il va rester licencié dans ce club jusqu’à son départ au service militaire, fin 1957.
En 1960, il porte les couleurs de l’Union Cycliste Briviste.
En 1961, il est sociétaire du CC Lindois.
Bien qu’étant pro de 1962 à 1964, il signe, chaque année, sa licence à l’Union Vélocipédique Limousine.
De 1965 à 1972, il est, à nouveau, licencié au CC Lindois.
Ses équipes professionnelles.
Claude Mazeaud a été professionnel durant trois saisons.
En 1962, il fait partie de l’équipe Mercier dirigée par Antonin Magne. L’équipe est composée de : Hubert Fraisseix, René Abadie, Jean Anastasi, Pierre Beuffeuil, Edouard Bihouée, Robert Cazala, Hubert Ferrer, Jacques Gestraud, Jean Gainche, Valentin Huot, Simon Leborgne, Félix Lebuhotel, André Le Dissez, Orphée Ménéghini, Antoine Piszczek, Raymond Poulidor, René Privat, Robert Sciardis, Tino Sabbadini, Joseph Wasko, Frans Aerenhouts, Alphonse Hellemans, Frans Melckenbeek, Joseph Schils, Willy Vandenberghen, Victor Van Schil.
En 1963, Antonin Magne renouvelle sa confiance à Claude Mazeaud. L’équipe est composée de : Hubert Fraisseix, Jean Anastasi, Pierre Beuffeuil, Edouard Bihouée, Robert Cazala, André Cloarec, Hubert Ferrer, Jacques Gestraud, Jean Gainche, François Le Bihan, Simon Leborgne, Alain Le Grevès, André Le Dissez, André Meriaux, Jean Milesi, Raymond Poulidor, Robert Sciardis, René Serre, Frans Aerenhouts, Alphonse Hellemans, Frans Melckenbeeck, Willy Vandenberghen, Victor Van Schil.
En 1964, Claude Mazeaud effectue une dernière saison avec les pros au sein de l’équipe Margnat Paloma Dunlop dirigée par Raoul Rémy. Il y retrouve un autre Limousin, Alain Desplat. L’équipe est composée de : Jean Anastasi, Jean Pierre Arnaud, Jacques Bachelot, Federico Bahamontes, Gilbert Bellone, Andréa Blanco, Michel Bonnet, Albert Bouvet, Peter Crinnion, André Darrigade, Michel Descombin, Jean Dupont, Raymond Elena, Roger Gaignard, Jacques Gestraud, Jean Graczyk, Jacques Huiart, Jean Le Priol, Jean Claude Mancini, Esteban Martin, Claude Mattio, Jean Milesi, Joseph Novalès, Eddy Pauwels, Fernand Picot, José Segu, Joseph Velly.
1955 – Des débuts prometteurs.
En toute fin de saison 1954, Claude Mazeaud se classe 8ème du championnat du VC Arédien disputé contre la montre sur 40 kilomètres, épreuve remportée par Claude Malpeyre devant André Comby.
En 1955, dès le mois de mai, les premiers succès significatifs arrivent. Le 8 mai, en 3 et 4, à Saint Hilaire Foissac, il s’enfuit seul à 20 kilomètres de l’arrivée et termine avec deux minutes d’avance. Le 15 mai, il s’impose à Servières le Château. Le 4 juillet, nouvelle victoire, à Mensignac, toujours en 3 et 4. Le 8 septembre, il lève les bras à Notre Dame de Châtre, en Dordogne. En fin de saison, Claude Mazeaud enlève brillamment le championnat du VC Arédien, disputé en deux étapes en contre la montre et en ligne. Sur l’étape en ligne, il s’impose, en solitaire devant Roger Saintonge.
Durant cette saison, Claude Mazeaud ne s’est pas contenté de courir en 3ème et 4ème catégories. Il n’a pas hésité à se confronter aux meilleurs. Ainsi, le 5 mai, malgré les 270 kilomètres de l’épreuve, il prend le départ des Boucles du Bas Limousin. Il ne va renoncer qu’à 40 kilomètres de l’arrivée alors qu’il figurait avec les meilleurs. Albert Bouvet remporte l’épreuve devant Claude Colette. Le 4 août, il se présente au départ du 4ème Bol d’Or des Monédières et en cours d’épreuve, il se permet le luxe de se glisser dans une échappée en compagnie de Hugo Koblet et de René Roffet.
1956 – Déjà indépendant.
En 1956, le 11 juin, Claude Mazeaud s’impose à Sarlat en devançant, au sprint, son compagnon d’échappée, le Briviste, Michel Empinet.
Le 9 septembre, à La Roche l’Abeille, en 234, Claude Mazeaud attaque drapeau baissé. Il est repris à Saint Yrieix la Perche par le gantier, Marc Aubert et par son coéquipier, Claude Marneix. Ils ne sont plus que deux à l’arrivée, à l’issue d’un sprint très disputé, Claude Mazeaud règle, d’un quart de roue, Claude Marneix.
Durant cette saison 1956, Claude Mazeaud s’est particulièrement fait remarquer, le 9 juillet, à Saint Sulpice Laurière. Sur cette épreuve ouverte aux pros, il prend les roues de Marcel Rohrbach et d’André Dupré. Les trois hommes vont prendre un tour d’avance au peloton et se disputer la victoire au sprint. Claude Mazeaud obtient une magnifique 3ème place derrière André Dupré et Marcel Rohrbach.
Claude Mazeaud est désormais classé indépendant, il n’a pourtant que seulement 19 ans.
1957 – Des succès en première catégorie avant un brutal arrêt.
En 1957, Claude Mazeaud est toujours licencié au Vélo Club Arédien et les victoires en 1ère catégorie se succèdent.
Le 17 juin, à Saint Cyr, à trois tours de la fin d’une épreuve qui en comptait dix, Claude Mazeaud figure dans la bonne échappée composée de Jacques Tranchant, de Marc Aubert, de Michel Brun, d’Hubert Fraisseix et de Gilbert Picot. Michel Brun casse son dérailleur. C’est la loi des séries, Gilbert Picot l’imite quelques kilomètres plus loin. En fin de course, le peloton se rapprochant, Claude Mazeaud passe à l’attaque. Il passe la ligne d’arrivée avec 1′ 20″ sur Jacques Tranchant et 2′ 30″ sur Hubert Fraisseix.
Le 14 juillet, à Orgnac, Claude Mazeaud s’impose, au sprint, en battant, son coéquipier du VC Arédien, Gilbert Picot.
Le 18 août, les coureurs du VC Arédien dominent le Prix de Vignols. Dès le premier tour de l’épreuve qui en compte quarante, les Arédiens, Gilbert Picot, Jean Lenfant et Claude Mazeaud prennent les devants. Le trio va faire toute la course en tête. A trois tours de la fin, Claude Mazeaud place un démarrage irrésistible. Il franchit la ligne d’arrivée avec 1′ 20″ d’avance sur ses deux copains de club.
Le 26 août, à Dournazac, on retrouve aux trois premières places, le même trio, dans le même ordre.
Le 9 septembre, dans la patrie du speaker, Jean Tamain, à Troche, Claude Mazeaud remporte une nouvelle victoire après s’être échappé en compagnie d’Hubert Fraisseix, dès le premier tour.
Après ces débuts très prometteurs, Claude Mazeaud va connaître un arrêt brutal. Durant 24 mois, il va se retrouver en Algérie pour effectuer son service militaire. Il va très mal vivre cette longue période puisque dès son arrivée, il est confronté à la dure réalité du moment. Le jour même, la compagnie dans laquelle il est affecté vient de perdre quatre de ses membres lors d’un accrochage. Par la suite, il va être plus ou moins protégé mais il va tout même rester de longs mois éloigné des siens et sans pouvoir pratiquer son sport favori.
1960 – Un nouveau départ.
Il faut attendre le 15 août 1960 pour voir Claude Mazeaud lever, à nouveau, les bras. En remportant le Prix de Meuzac, il donne un nouveau départ à sa carrière. Il porte désormais les couleurs de l’UC Brive.
Le 19 septembre, à Nexon, malgré le temps froid et pluvieux, la course est particulièrement animée. Le tout jeune champion de France des débutants, Henri Rabaute, se sauve dès le premier tour. Malheureusement, un ennui mécanique le stoppe dans son élan. Quatre coureurs le remplacent à l’avant : François Jeantaud, du Lardin, Georges Aymard, du Cyclo Racing Club Limousin, Michel Grain et Claude Mazeaud. C’est la bonne échappée. Claude Mazeaud règle facilement ses trois compagnons d’échappée, au sprint.

1961 – Une remarquable saison avec un titre de champion de France.
Après une saison à l’Union Cycliste Briviste, Claude Mazeaud rejoint un club très structuré, le CC Lindois, sponsorisé par l’entreprise Polirey qui fabrique des panneaux stratifiés exportés dans toute l’Europe.
Claude Mazeaud ne tarde pas à trouver ses marques au sein de cette nouvelle structure.
Ainsi, le 3 avril, lors du Prix International de Bonnat, il fait preuve d’une belle maîtrise durant toute la course. A l’annonce d’une grosse prime, Yves Chabrier et José Gil prennent les devants. Claude Mazeaud et Alfred Gratton sont les premiers à réagir. Après une chasse de quelques kilomètres, ils réussissent à boucher le trou. Yves Chabrier qui ne croit pas à la réussite de l’échappée si loin de l’arrivée, préfère se relever. Les trois de tête unissent leur effort et creusent l’écart d’autant plus que le peloton somnole. Au 9ème tour, ils possèdent 1′ 10″ d’avance. Il faut attendre la mi-course pour voir le peloton réagir violemment. La présence de José Gil, en tête de course, n’est pas jugée d’un bon oeil par les poursuivants. Mais un fait de course se produit, José Gil est malheureusement victime d’un ennui mécanique. Il est vite absorbé par le peloton lequel arrête immédiatement sa poursuite. Claude Mazeaud et Alfred Gratton creusent, à nouveau, les écarts. La réaction va venir de Bernard Beaufrère et de Gilles Genet. Au prix d’un bel effort, qui va durer deux tours, ils reviennent sur les deux hommes de tête. A quatre l’échappée est sérieuse. S’entendant parfaitement, ils maintiennent le peloton au delà de la minute. Le Monégasque, Alfred Gratton disparait du groupe de tête sur crevaison. A quatre tours de l’arrivée, les trois hommes de tête ont porté leur avance à 1′ 30″. A l’avant, sous la pression de Claude Mazeaud, Gilles Genet est contraint de lâcher prise. Dans l’ultime tour, Claude Mazeaud parvient à s’isoler et c’est sous les acclamations du public qu’il parvient à franchir la ligne d’arrivée en vainqueur avec 18 secondes d’avance sur Bernard Beaufrère et 15 secondes sur Jean Folch, bien revenu dans le finaL. Claude Mazeaud n’a jamais abdiqué, il a résisté au retour du peloton durant près de 100 kilomètres.
Les 8 et 9 avril, Claude Mazeaud participe au Tour de l’Indre, en deux étapes. Il termine à la 3ème place de la 1ère étape derrière Bernard Beaufrère et Jean Danguillaume. Le lendemain, il termine 6ème de la 2ème étape remportée par Max Cohen. Au classement général, Claude Mazeaud termine sur la 3ème marche du podium derrière Bernard Beaufère et Claude Gabard.
Après avoir remporté, le 23 avril, le Prix Martini de Brive, le 7 mai, Claude Mazeaud termine en 7ème position, à 4′ 18″ du vainqueur, Edouard Bihouée, à la Polymultipliée de Chanteloup les Vignes, une épreuve réputée difficile et très appréciée des grimpeurs.
Les 11 et 12 mai, Claude Mazeaud participe au Tour de la Corrèze. Après l’étape du premier jour disputée en contre la montre, il termine 3ème de la 2ème étape, à l’issue d’un sprint massif de 27 coureurs. Le Parisien, Marcel Camillo remporte l’étape. Le classement général revient à Pierre Ruby. Claude Mazeaud occupe la 22ème place.
Le 21 mai, il termine en deuxième position d’une des principales classiques de la Vienne, le Grand Prix de Montamisé. Il est seulement battu par le spécialiste des arrivées au sprint dans la région, le coureur de Châteauroux, Jean Danguillaume.
Le 10 juin, le CC Lindois qui organise le championnat du Limousin des sociétés n’a reçu que trois engagements de clubs. C’est bien peu par rapport aux 37 affiliations recensées au sein du comité du limousin. Il n’y a que six équipes au départ, trois pour le CC Lindois, une pour l’Union Vélocipédique Limousine, le Cyclo Racing Club Limousin et le CC Périgueux. En tête de bout en bout, les coureurs du CC Lindois, Claude Mazeaud, Pierre Fraré, Moïse Bodin, Roger Tabanou et Georges Dupré ont dominé tous leurs adversaires. Seul le CC Périgueux avec Jean Pierre Darrin, Robert Jugie, Jacques Gervais, Guy Dubois et Marius Archambaud va résister avant de capituler dans le final. L’Union Vélocipédique Limousine qui pourtant avait une forte équipe avec Hubert Fraisseix, Paul Doussaud, Yves Chabrier, Bernard Roulet et Henri Poulidor doit se contenter de la 3ème place.

Le 25 juin, à Tulle, Claude Mazeaud fait partie des principaux favoris du championnat du Limousin. Ses aptitudes à grimper, rouler et sprinter le désigne même comme le plus sérieux prétendant au titre. Il a aussi l’avantage d’avoir autour de lui une solide équipe avec Jacques Ramadour, Pierre Frare, Georges Dupré, Michel Zanetti, Louis Melchior, Jacques Salanier, Edouard Audibert et Moise Bodin. Le coureur de l’Union Vélocipédique Limousine, Yves Chabrier est le second favori. En excellente condition, lui aussi est très bien épaulé par Henri Poulidor, Hubert Fraisseix, Paul Doussaud et le toujours jeune Raymond Hébras. Il convient d’ajouter au rang des favoris, les coureurs du Cyclo Racing Club Limousin avec, le tenant du titre, Maurice Réjasse bien décidé à défendre son bien jusqu’au bout. Il n’a pas hésité à déclarer : Je monterai les bosses à pied ou je ferai un malheur. Beaucoup pense que s’il est devant, aux Jordes, le titre ne lui échappera pas. Jacques Tranchant, Albert Peter et Henri Rabaute sont là pour lui donner un coup de main.
Le parcours comporte deux difficultés sérieuses, les bosses de Servières le Château et celle des Jordes. Les coureurs, au départ de Tulle, se dirigent vers Corrèze, Montaignac Saint Hippolyte, Barrage du Chastang, Marcillac, Saint Martin La Méanne, Servières le Château, Saint Privat, Argentat, Les Jordes. La chaleur est au rendez vous et afin d’éviter l’hécatombe du championnat 59, le comité du Limousin a pris la sage décision d’autoriser trois ravitaillements en liquide.
35 coureurs s’élancent à 14 h et durant les 10 premiers kilomètres le peloton va rester groupé. A La Bitarelle, Moïse Bodin, Georges Dupré et Henri Poulidor lancent la course. A la Gare de Corrèze, Henri Poulidor s’est relevé, les deux coureurs du CC Lindois passent avec deux minutes d’avance sur le peloton. Au passage à Marcillac La Croisille, l’écart s’est stabilisé. Dans la côte de Servières Le Château, les deux hommes de tête faiblissent. Au passage au 2ème point de ravitaillement, à Saint Privat, la plupart des coureurs ne veulent pas mettre pied à terre, l’écart se réduit encore et à Argentat, les échappés n’ont plus que 30 secondes d’avance. A Saint Chamant, après 3h 16′ de course, tout est à refaire. Dans la côte des Jordes, le champion du Limousin 1957, Pierre Dory, se détache irrésistiblement. Mètre après mètre, il creuse l’écart sur un peloton qui pourtant n’abdique pas. Il bascule seul au sommet et plonge vers Tulle à plus de 70 km/h. Le coureur du CC Bergerac passe la ligne d’arrivée, au Champ de Mars, avec 1′ 27″ d’avance sur un peloton de 10 hommes réglé par Claude Mazeaud qui doit donc se contenter de la deuxième place qui va lui permettre, cependant, d’aller défendre ses chances au championnat de France des indépendants, le 22 juillet, à Pau.
Ce jour là, Claude Mazeaud réalise un véritable exploit qui va redonner un énorme coup de pouce à sa carrière. Après 208 kilomètres de course, il endosse, à 24 ans, le maillot de champion de France des indépendants. Quatre vingt huit coureurs signent la feuille de départ. La première attaque est l’œuvre du champion de Normandie, Marcel Demare. Le Normand va mener la danse durant 25 kilomètres après avoir eu près de 45 secondes d’avance. Dans la côte de Barcus (km 70), difficulté sérieuse du parcours, on note la tentative de Scavardu et Laversire, bientôt rejoints par l’infatigable Marcel Demare. Le trio de tête est remplacé par Morvan (Bretagne) et Jouglin (Guyenne). Au 113ème kilomètre, c’est le regroupement général. Deux bornes plus loin, vers Saint-Palais, Scavardu, Le Friol (Bretagne) et Risso (Languedoc) s’échappent. Mosello, Lebaube, Cousseau, Jouglin, Rouquette, Arnaud, Huiart viennent se joindre à eux. On pense assister à la bonne échappée, mais le regroupement s’opère, à nouveau, au 135ème kilomètre. Sur la route nationale menant à Orthez, cinq hommes prennent du champ : Arnaud, Jousset, Gabard, Senicourt et Valfrey. Ce dernier ne peut tenir. De la sorte, à Maslacq (163° km) quatre hommes sont en avance de 45 secondes sur Hocqueaux et Mosello jaillis du peloton, qu’ils précèdent eux-mêmes de 25 secondes. Au sommet de la côte de Lagor (km 168) René Jousset est seul en tête. Il est suivi par Claude Gabard et par Senicourt. Derrière eux, deux hommes ont surgi : Jean Claude Lebaube l’un des grands favoris et Claude Mazeaud. Les deux hommes débordent leurs adversaires et fondent sur René Jousset. Ce dernier rend les armes dans la dure côte du Cuqueron (km 182). Jean Claude Lebaube et Claude Mazeaud continuent leur progression, le premier dans son style puissant, le second ne rechignant point au relais. Dans les derniers kilomètres, Jean Claude Lebaube mène un train d’enfer mais Claude Mazeaud s’accroche. Le titre se joue au sprint, Claude Mazeaud, plus rapide, bat in-extrémis, d’une demi-roue, Jean Claude Lebaube sur la ligne.


Le 30 juillet, à Oradour sur Glane, les dirigeants du club organisateur, le Cyclo Racing Club Limousin sont tout heureux d’aligner sur la ligne de départ trois porteurs du maillot tricolore avec Claude Mazeaud, Raymond Poulidor et André Dufraisse. Sans complexe, Claude Mazeaud va être durant les 70 tours, la grande révélation de l’épreuve. Il prend les bonnes roues dont celles de Louison Bobet, dès la mi-course, et dans le final, il prend part à toutes les tentatives d’échappées. Au 55ème tour, la bonne échappée se dessine. On retrouve, à l’avant, Jean Rioux, Louison Bobet, Raymond Mastrotto, Claude Mazeaud, Raymond Poulidor, Maurice Réjasse, Orphée Meneghini et Jean Stablinski. A trois tours de la fin, Claude Mazeaud déclenche les hostilités. Il s’enfuit, en entrainant avec lui, Jean Stablinski et René Privat. Au sprint, Jean Stablinski va s’imposer facilement en devançant Claude Mazeaud et René Privat.
Le 3 août, Claude Mazeaud retrouve Jean Stablinski au Bol d’Or des Monédières. Rik Van Looy s’impose devant Jean Stablinski. Claude Mazeaud termine 10ème, à 2′ 20″ du vainqueur.
Poursuivant la tournée des critériums, le 8 août, il termine 5ème à Ussel. Raymond Poulidor remporte l’épreuve devant Pierre Beuffeuil.
Le 14 août, Claude Mazeaud délaisse les pros en prenant le départ du Grand Prix de Saint Laurent sur Gorre ouvert aux hors catégories et aux 1234. Avec Jean Mosello et Guy Epaud, il fait partie des principaux favoris de l’épreuve. Le lendemain de l’épreuve, dans les colonnes du Populaire du Centre, on peut lire : Le 28ème Grand Prix de Saint Laurent sur Gorre a connu un vainqueur qui fait honneur aux organisateurs. Il n’est pas permis d’avoir souvent, au palmarès d’une course, un Champion de France. A 45 km de l’arrivée, on retrouve cinq hommes ensemble en tête de course : Manuel Manzano, Hubert Fraisseix, Jean Mosello, André Dupré et Robert Jugie. Derrière eux, Claude Mazeaud et Jacques Gervais sont partis en chasse avec un retard de 1′ 30″. A la plus grande joie des spectateurs, la course poursuite dure une trentaine de kilomètres. Après cet effort violent, Claude Mazeaud n’en reste pas là. Il place une attaque en entrainant avec lui Hubert Fraisseix et Jean Mosello. Dans l’utime boucle, Claude Mazeaud dépose ses compagnons puis passe la ligne d’arrivée avec 12 secondes d’avance sur Jean Mosello et Hubert Fraisseix.
A nouveau avec les pros, Claude Mazeaud termine 3ème, le 22 août, à Meymac, derrière le Toulonnais, Gilbert Salvador et Manuel Manzano,
Au mois de septembre, Claude Mazeaud s’impose sur le Circuit des Deux Ponts, à Culan, où il devance Claude Gabard et Yves Chabrier. Toujours en septembre, le 11, il termine second du critérium de Thizy, dans l’Yonne, derrière le Stéphanois, Aristide Tarri et devant Henri Anglade.
1962 – Les débuts chez les pros aux côtés de Raymond Poulidor.
Alors qu’il avait émis le souhait de rester, un an supplémentaire, dans la catégorie des indépendants, Claude Mazeaud saisit l’opportunité que lui offre Antonin Magne d’intégrer l’équipe Mercier. Le fait d’être auprès de Raymond Poulidor a vraisemblablement pesé dans sa prise de décision.
Lorsqu’il parle de sa nouvelle recrue, Antonin Magne déclare : Je vais le mettre à l’épreuve du punch face aux professionnels. aussi bien dans les classiques que dans certaines épreuves par étapes sans bruler la peau de l’ours. Il y a un temps d’adaptation que seuls de très rares néo pros ont, en se jouant des difficultés. Rien ne dit que Mazeaud réussira d’entrée à s’imposer mais, son amour de la lutte plaide en sa faveur.
C’est sur la côte d’Azur que Claude Mazeaud effectue ses premiers tours de roues, parmi les pros.
Le 4 mars, il participe à Nice-Gênes. Antonio Bailetti remporte l’épreuve. Claude Mazeaud termine 24ème, à 3′ 50″ du vainqueur.
Le 6 mars, il termine 10ème du Grand Prix d’Aix en Provence dans le même temps que le vainqueur, Jean Anastasi.
Le 11 mars, Claude Mazeaud est de retour en Limousin pour participer, à Thouron, à une course de classement organisée par son nouveau club, l’Union Vélocipédique Limousine. Avec Raymond Poulidor, André Dufraisse, Hubert Fraisseix et Claude Mazeaud, le club de Limoges a le privilège de compter dans ses rangs quatre coureurs pros en ce début de saison 1962. Hubert Fraisseix est aussi présent à Thouron et les deux pros vont faire cavaliers seuls durant toute la course, laissant le 3ème, Jacques Pradaud, à plus de trois minutes.
Le 25 mars, Claude Mazeaud termine 15ème du Critérium National dans le même temps que le vainqueur Georges Groussard.
Le 2 avril, il termine 11ème des Boucles Roquevairoises avec 5′ 45″ de retard sur le vainqueur, Raymond Elena.
Le 26 avril, les Boucles du Bas Limousin vont être dominées par les hommes d’Antonin Magne. La course prend tournure au 100ème kilomètre après une attaque concertée des coureurs de l’équipe Mercier. Jacques Gestraud place la première banderille puis laisse la voie libre à ses coéquipiers Manuel Manzano et Claude Mazeaud. Au 119ème km, à Perpezac le Noir, les deux hommes possèdent une minute d’avance sur le peloton. A Allassac, ils ont légèrement augmenté leur avance mais, si Manuel Manzano a un coup de pédale aérien, Claude Mazeaud est dans le dur. Il coince dans la côte de Saint Antoine des Plantades. Manuel Manzano l’encourage et, occasionnellement, accompagne du geste, la parole. Après quelques poussettes, les deux hommes basculent au sommet et plongent vers la ligne d’arrivée que franchit en première position Claude Mazeaud. Jacques Gestraud complète le succès de l’équipe en prenant la 3ème place à 1′ 30″ des deux leaders.

Le 8 mai, Claude Mazeaud s’impose à Figeac en battant d’une longueur son compagnon d’échappée, Robert Coulomb.
Du 11 au 13 mai, il participe aux Monts d’Auvergne. L’épreuve comprend trois étapes. Sur la 2ème étape, Le Puy-Aurillac, Claude Mazeaud termine 9ème, à 4′ 14″ du vainqueur, Guy Ignolin. Sur la 3ème étape, Aurillac-Issoire, il prend la 7ème place, à 2′ 47″ du vainqueur, François Goasduff.
Le 22 mai, Claude Mazeaud est présent au départ du Tour de l’Aude qui comprend quatre étapes. Rolf Wolfshohl se montre le meilleur. Claude Mazeaud termine à la 20ème place, à 56′ de l’Allemand.
Deux jours plus tard, Claude Mazeaud termine deuxième du Circuit de la Demi Lune, à Pontivy. Il devance Rudi Altig. Albertus Geldermans remporte l’épreuve.
Le 17 juin, Claude Mazeaud termine 78ème des Boucles de la Seine remportées par Joseph Groussard.
Le 24 juillet, il termine 7ème de la Ronde de Seignelay, dans l’Yonne. Robert Cazala remporte l’épreuve.
Le 30 juillet, Claude Mazeaud se présente au départ du 35ème Prix d’Oradour sur Vayres. Au 17ème des 35 tours de circuit, Jacques Gestraud passe à l’attaque. Claude Mazeaud ne tarde pas à le rejoindre en tête de course puis c’est au tour de Jean Deloche, Jacques Sabathier et Daniel Beaumont, de boucher le trou. Au 29ème tour, alors que Jacques Sabathier a disparu du groupe de tête, on retrouve onze hommes à l’avant : Jacques Gestraud, Claude Mazeaud, Daniel Beaumont, Jean Deloche, Roger Tabanou, Gérard Delatour, Jacques Pradaud, Claude Castel, Robert Coulomb, Eugène Fourgeaud et Gilles Genet. Ces hommes ne vont plus se départager avant l’arrivée. Lançant le sprint de très loin, Claude Mazeaud résiste au retour du rapide Parisien, Daniel Beaumont.
Après avoir participé au Grand Prix de Fourmies disputé en deux étapes et marqué par le décès, en course, du jeune Marc Huiart, Claude Mazeaud s’aligne au départ du 11ème Bol d’Or des Monédières et se déplace plusieurs fois en Bretagne, région qui va devenir son terrain de jeu au fil des saisons.
En fin de saison il termine 88ème de Paris Tours.
1963 – Une deuxième saison sous le maillot violet.
Comme l’année précédente, Claude Mazeaud attaque sa deuxième saison, chez les pros, sur la Côte d’Azur.
Le 10 février, il termine 6ème au Mont Agel, à 59 secondes du vainqueur, le Suisse, René Bingelli.
Après avoir terminé, au sein du peloton, le 17 février, au Grand Prix de Cannes, dans le même temps que le vainqueur, François Mahé, Claude Mazeaud entre deux fois dans le top 10. Le 21 février, il fait partie de la bonne échappée de cinq coureurs qui se sont dégagés dans le final du Grand Prix de Saint Raphaël. Robert Lelangue remporte l’épreuve, Claude Mazeaud se classe 4ème. Le 28 février, il prend la 8ème place du Grand Prix d’Aix en Provence, à 47 secondes du vainqueur, Jean Dupont.
Le 17 mars, il termine au sein du peloton de Bordeaux-Saintes. Il est classé 11ème ex-aequo. Fernand Delort remporte l’épreuve.
Le 24 mars, Claude Mazeaud est présent au départ du Critérium National nouvelle formule, avec une course de côte, une épreuve en ligne et un contre la montre. Sur les 125 kilomètres de l’épreuve en ligne, Claude Mazeaud est allé chercher la 10ème place, à 13 secondes du vainqueur, Henri Anglade.
Le 18 juillet, lors du Critérium de Limoges, le même Henri Anglade le prive de la victoire. Claude Mazeaud est devancé au sprint en haut de l’avenue Jean Gagnant par le Lyonnais.
Le 29 juillet, Claude Mazeaud a la possibilité de réaliser le doublé au Grand Prix d’Oradour sur Vayres et il ne va pas laisser passer cette occasion. Il fête ainsi la naissance de son fils, né 6 jours plus tôt. Maurice Réjasse va animer le début de course en restant en tête durant la moitié des 40 tours du circuit. Le Rochelais, Georges Bayle passe à l’attaque au 24ème tour et aussitôt Claude Mazeaud et le coureur de Mussidan, Henri Sedran se lancent à sa poursuite. Victime d’un ennui de dérailleur, Georges Bayle doit laisser filer ses compagnons d’échappée. Au 30ème tour, Claude Mazeaud et Henri Sedran possèdent 50 secondes d’avance. A cinq tours de la fin, Claude Mazeaud va se défaire du jeune Mussidanais qui n’a que 18 ans. C’est avec 1′ 6″ d’avance que Claude Mazeaud franchit la ligne d’arrivée en vainqueur réalisant ainsi un très beau doublé. Derrière Henri Sedran, le second de l’an passé, Daniel Beaumont, termine à 2′ 20″.
Poursuivant sur sa lancée, le 1er août, Claude Mazeaud réalise une belle performance en terminant 5ème du Bol d’Or des Monédières. tout en ayant été un parfait équipier pour Raymond Poulidor lequel a battu au sprint Jean Stablinski et Henri Anglade pour la gagne.
Le 13 août, Claude Mazeaud s’impose à Commentry en devançant Jean Graczyk et Pierre Beuffeuil.
Le 16 août, lors de la Ronde des rasoirs Philips, à Vergongheon, il prend la seconde place derrière Jacques Anquetil.
Nouveau succès de Claude Mazeaud, le 20 août, à Meymac où il devance, au sprint, José Gil et Bernard Beaufrère.
Le 27 août, il termine 4ème du 27ème Prix de Plouay. Il est devancé par Fernand Picot, Pierre Le Mellec et Fernand Delort.
Du 5 au 9 septembre, Claude Mazeaud participe au Circuit d’Aquitaine, une course de quatre étapes. Il termine 4ème de la 2ème étape Tarbes-Cahors, dans le même temps que le vainqueur Pierre Le Mellec. Le lendemain, Bastiaan Maliepaard remporte l’étape Cahors-Valence d’Agen Claude Mazeaud se classe 5ème dans le même temps. Le dernier jour, sur l’étape Valence d’Agen-Toulouse remportée par Fernand Delort, Claude Mazeaud rentre, une nouvelle fois, dans le top 10, il occupe le 6ème rang. Au classement général final, établi, aux points, Claude Mazeaud termine au pied du podium. Bastiaan Maliepaard remporte l’épreuve.
Le 6 octobre, Claude Mazeaud est classé 15ème ex-aequo de Paris-Tours. Sur le podium, on retrouve, Jo De Roo, Tom Simpson et Raymond Poulidor.
Pour terminer la saison, Claude Mazeaud s’offre une deuxième victoire à Commentry en devançant André Le Dissez et Hubert Ferrer.
1964 – Une dernière saison avec les pros.
Après deux saisons chez Mercier, Claude Mazeaud qui, certes, reconnait les compétences techniques de son directeur sportif Antonin Magne, n’a pas apprécié son caractère autoritaire. Le vouvoiement qu’il utilise pour parler à ses coureurs n’a pas favorisé, non plus, les relations. Aussi, en fin de saison 1963, Claude Mazeaud souhaite changer d’air.
Il se tourne vers l’équipe Margnat Paloma dirigée par Raoul Rémy et c’est sous ces nouvelles couleurs qu’on le retrouve sur la Côte d’Azur en ce début de saison 1964. L’équipe est bâtie autour de Federico Bahamontès et d’André Darrigade.
Le 10 février, au Grand Prix d’Aix en Provence, il termine à la 6ème place, dans le même temps que le vainqueur son équipier, Andréa Blanco.
Le 26 février, ils sont cinq à se disputer la victoire, au sprint, au Circuit de Monaco. Claude Mazeaud prend la 4ème place, dans le même temps que le vainqueur, Italo Zilioli.
Le 1er mars, sur Nice-Gênes, après 210 km de course, c’est un doublé pour les équipiers de Claude Mazeaud. André Darrigade l’emporte devant Jean Graczyk. Claude Mazeaud, quant à lui, est classé 19ème ex aequo, à 32 secondes de ses équipiers.
Le 26 avril, au Mont Faron, Claude Mazeaud a placé son leader, Federico Bahamontès, en bonne position, au pied de la dernière montée. Les deux hommes figurent dans un groupe de sept coureurs qui se sont dégagés et qui vont se départager sur la rude ascension qui domine Toulon. Au sommet, pour la 5ème fois, Federico Bahamontès passe la ligne en vainqueur. Claude Mazeaud prend la 11ème place à 3′ 30″ de son leader.
Le 10 mai, Claude Mazeaud s’impose à Saint Brieuc, en devançant Guy Ignolin et Fernand Picot.
Le 27 juin, à La Couronne, la bonne échappée prend forme à 45 kilomètres de l’arrivée. Elle est l’oeuvre de Jacques Bachelot, François Le Her et René Bingelli. Claude Mazeaud flaire le bon coup. Une courte poursuite et il est dans les roues des fuyards. 45 kilomètres plus loin, c’est sans problème qu’il s’impose, une nouvelle fois, au sprint.
Le 18 juillet, ce sont des milliers de spectateurs qui se sont déplacés, avenue Jean Gagnant à Limoges pour assister à la victoire de Raymond Poulidor lors de du 4ème Critérium d’après Tour. Claude Mazeaud, en remportant le sprint de l’avant garde du peloton, prend la 5ème place.
Le 6 août, Claude Mazeaud termine 7ème du Bol d’Or des Monédières que remporte Jean Stablinski. devant Vittorio Adorni
En ayant marqué 7 points, lors des épreuves qualificatives, Claude Mazeaud a obtenu sa sélection pour participer au championnat de France qui se déroule, le 24 août, à Chateaulin. Avec lui, ses équipiers, André Darrigade, Jean Graczyk, Gilbert Bellone, Jean Anastasi, Joseph Novales, Jean Milesi, Jacques Gestraud, Joseph Velly et Claude Mattio ont aussi obtenu leur billet. Après 274 kilomètres de course, Jean Stablinski remporte son 4ème titre de champion de France. André Darrigade en prenant la 11ème place est le mieux placé de l’équipe Margnat Paloma. Claude Mazeaud ne figure pas parmi les 45 coureurs classés.
Le 14 septembre, Claude Mazeaud termine deuxième du Circuit d’Aquitaine battu, au sprint, par son ancien coéquipier Manuel Manzano.
Fin 1964, Claude Mazeaud tire le bilan de sa saison. Bien qu’il ait obtenu de bons résultats sur les épreuves de second niveau, il n’a pas pu faire sa place parmi les meilleurs au tout premier plan. Il n’a pas non plus été retenu pour participer à l’un des trois grands Tour et c’est donc, en toute logique, qu’il prend la sage décision de redescendre dans la catégorie des indépendants.
1965 – Une saison de réadaptation.
C’est sous le maillot du CC Bordelais que Claude Mazeaud débute la saison 1965.
Pas facile pour un pro de redescendre au niveau des amateurs. La baisse de motivation demande un temps d’adaptation. Claude Mazeaud n’échappe pas à cette règle même si son statut d’indépendant lui permet de côtoyer encore les pros sur les nombreux critériums inscrits au calendrier de l’époque.
Ainsi, début mai, il retourne en Bretagne. Le 9, il termine 7ème du Critérium de Gouesnou remporté par Jacques Anquetil et le lendemain, il s’impose, pour la seconde année consécutive, au Critérium de Saint Brieuc où il devance, au sprint, Jacques Anquetil et Joseph Thomin.
Le 14 juin, Claude Mazeaud s’impose à Saint Thomas de Conac, en Charente Maritime. Il devance, au sprint, Rolf Wolfshohl et Daniel Barjolin.
Le 12 septembre, il termine 7ème de la Poly-lyonnaise remportée par Paul Gutty.
En toute fin de saison, Claude Mazeaud triomphe à Firmi, dans l’Aveyron. Il devance René Serre.
Parmi les autres résultats significatifs de cette saison 1965, il faut noter une victoire, en Gironde, à Gensac, une 2ème place au Boussaquin, et au critérium de Meymac, une 7ème place à Bordeaux-Périgueux , une 9ème place au Bol d’Or des Monédières et une 10ème place au critérium de Saint Claud.
1966 – Une saison pleine.
En 1966, Claude Mazeaud porte le maillot du CC Lindois.
Comme lorsqu’il était pro, Claude Mazeaud débute sa saison sur la Côte d’Azur. Le 19 février, il termine 9ème du Grand Prix de Toulon remporté par André Zimmermann. Le 24 février, il termine 5ème du Grand Prix de Monaco dans le même temps que le vainqueur Gianni Motta.
Le 7 mars, Claude Mazeaud triomphe, à Montastruc, lors du réputé Prix Pinel. Il devance, au sprint, Bernard Dupuch.
Le 5 juin, l’UC Brive organise le Prix des Comptoirs Philips, à Brive. Cette épreuve en ligne est richement dotée avec 350 francs au premier. La bonne échappée prend forme à Meyssac où Henri Rabaute, Claude Mazeaud, Pierre Dory et Jean Claude Daunat faussent compagnie au peloton. Les quatre s’entendant à merveille ne seront plus rejoints. Claude Mazeaud devance, au sprint, Jean Claude Daunat, Pierre Dury et Henri Rabaute.
Le 19 juin, à Maurs la Jolie, dans le Cantal, Claude Mazeaud participe au premier championnat de France des hors catégories. Il y retrouve bon nombre d’anciens pros. Francois Le Bihan s’impose, au sprint, devant Raymond Riotte et Michel Champion. Claude Mazeaud prend la 6ème place dans le même temps.
Durant le mois d’août, Claude Mazeaud enchaîne les succès. Le 8 août, il triomphe à Saint Amandin, dans le Cantal, où il devance Raymond Mastrotto et Henri Rabaute.
Le 16 août, il s’impose à Massiac, toujours dans le Cantal.
Le 22 août, à Lubersac, Claude Mazeaud s’échappe en compagnie de Jacques Gervais. Les deux hommes creusent un écart conséquent. A trois tours de la fin, Jacques Gervais craque brusquement laissant la voie libre à Claude Mazeaud qui s’impose avec 2′ 30″ d’avance sur Hubert Fraisseix.
Le 30 août, Claude Mazeaud effectue un nouveau déplacement en Bretagne pour participer au Grand Prix de Plouay. Raymond Delisle est repris à 400 mètres de la ligne après une échappée de plus de 30 kilomètres. Claude Mazeaud n’en espérait pas tant, il s’impose nettement, au sprint, en devançant Jean Bourles et Pierre Le Mellec.
Le 13 septembre, les gros bras régionaux se sont donnés rendez vous à Sigoulès. La bonne échappée prend forme au 60ème kilomètre. On retrouve à l’avant, Jacques Mazeaud, Jean Louis Riberot, André Trochut, Daniel Barjolin et Pierre Dory. La victoire se joue au sprint. Claude Mazeaud est, une nouvelle fois, le plus rapide.
Au cours de cette saison 1966, Claude Mazeaud continue de prendre le départ des critériums en Limousin Ainsi, il termine 6ème du critérium d’Egletons et de Meymac et 10ème du critérium d’Oradour sur Glane.

1967 – Une saison plus en retrait.
Claude Mazeaud débute sa saison par une victoire, le 26 février à Liorac sur une course de classement organisée par son club le CC Lindois.
Au cours de cette saison, Claude Mazeaud effectue de nombreux déplacements plus particulièrement dans quatre régions de France, le Limousin, l’Aquitaine, l’Auvergne mais aussi et surtout la Bretagne où il a pris ses habitudes. Ainsi, il termine 2ème à Plancoet, Lescouet Jugon et Plessala, 9ème à Plouay.
Le 29 mai, il s’impose à Néris Les Bains devant Mariano Martinez.
Le 17 septembre, il triomphe à Sigoulès, en devançant les deux coureurs de Civray, Jacques Gestraud et Daniel Barjolin.
Parmi ses autres résultats significatifs, il faut citer, une 2ème place au Tour du Béarn derrière Luis Ocana et une 3ème place aux Boucles du Bas Limousin derrière Jean Louis Bodin et Pierre Beuffeuil.
1968 – Entre Limousin et Bretagne.
Le 10 mars, Claude Mazeaud remporte le Prix d’Ouverture à Aurillac.
Le 6 Juin, il s’impose à Sireuil. Il devance Jean Pierre Parenteau et Christian Bordier.
Le 10 juin, les dirigeants de l’AC Creusoise sont heureux de présenter au nombreux public un plateau de qualité pour fêter la 50ème édition du Grand Prix de la Trinité à Guéret. Claude Mazeaud retrouve à cette occasion un nombre important de pros. Parmi ceux-ci, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Jean Jourden, Jean Pierre Ducasse, Robert Cazala, Cyrille Guimard, Francis Campaner, André Desvages, Jean Pierre Genet et Christian Raymond font figures de favoris. Tout se joue dans les derniers tours, Raymond Poulidor et Claude Mazeaud parviennent à s’isoler. Claude Mazeaud se fait déborder dans les derniers mètres par Raymond Poulidor tout heureux d’apporter aux dirigeants de l’AC Creusoise, club où il a fait ses premières armes, une belle récompense. Christian Raymond prend la 3ème place, à 23 secondes.
Le 24 juin, Claude Mazeaud s’impose au Circuit d’Aigre.
Le 7 juillet, il se présente au départ du Circuit des Monts de Blond. L’organisation a été confiée au Cyclo Racing Club Limousin. Avec 7 tours de circuit de 17 km cette épreuve s’annonce très difficile avec notamment l’ascension de Villerajouze, une montée de plus de deux kilomètres à fort pourcentage. Bien que richement dotée, cette épreuve n’a réuni que 26 concurrents. La sélection est impitoyable. Au pied de la dernière montée de Villerajouze, cinq hommes ont creusé les écarts. On retrouve là, Claude Mazeaud, Claude Perrotin, Claude Savignat, Manuel Manzano et le coureur d’Anglet, Bernard Daguerre. Au sommet de Villerajouze, les deux porteurs du maillot Peugeot, Claude Mazeaud et Claude Perrotin basculent en tête. La plongée sur Blond leur permet de conserver leur maigre avantage. Claude Mazeaud devance, au sprint, Claude Perrotin. Preuve de la difficulté du parcours, les coureurs franchissent la ligne d’arrivée un par un. Manuel Manzano, 3ème est à 36 secondes, Bernard Daguerre 4ème à 49 secondes, Claude Savignat 5ème à 52 secondes. Il faut attendre 20 minutes pour assister à l’arrivée du 6ème, André Laroudie.
Le 21 juillet, Claude Mazeaud effectue une belle prestation, à Montbron, lors du Championnat de France des Hors Catégories où il enlève la 5ème place. Le podium est occupé par Pierre Matignon, René Grelin et Francis Rigon.
Le 20 août, Claude Mazeaud remporte le 22ème Grand Prix International de Meymac en devançant Jean Claude Daunat et Paul Gutty.
Une nouvelle fois, Claude Mazeaud se distingue, loin de chez nous, en Bretagne. Fin juillet, il remporte les Trois Jours Bretons, challenge qui regroupe trois critériums, Guerlesquin, Plessala et Sizun. Ainsi, il s’impose le 23 juillet, à Guerlesquin, où il devance Pierre Matignon et André Foucher. Il termine 4ème à Plessala, derrière Désiré Letort, Cyrille Guimard et François Le Bihan. A Sizun, il prend la 5ème place derrière Raymond Delisle, François Le Bihan, François Hamon et André Foucher.
Poursuivant ses déplacements en Bretagne, le 27 août, Claude Mazeaud termine 5ème du Grand Prix de Plouay, à 35 secondes du vainqueur, Jean Jourden. Il s’impose également à Plumieux, devant Guy Ignolin, à Saint Cast et à Plénée Jugon. Il termine deuxième à Plouec du Trieux derrière André Foucher et deuxième, à Plouha, derrière Bernard Champion.
1969 – Sur le podium du championnat de France des Hors catégories.
Le 3 mars, Claude Mazeaud termine deuxième du Grand Prix de Grasse, battu de 3 secondes par Pierre Martelozzo.
Le 31 mars, il s’impose à Cénac Saint Julien en laissant le second, le coureur de Montastruc, Michel Lescure, à plus de trois minutes.
Le 13 avril, Claude Mazeaud termine, après trois étapes à la 4ème place des Boucles de l’Aude. Jean Pierre Parenteau remporte deux étapes et le classement général final.
Le samedi 3 mai, Claude Mazeaud retrouve les meilleurs pros au premier critérium international de La Souterraine. Le Vélo Club de La Souterraine a réalisé un joli coup en alignant au départ, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Bernard Guyot, Cyrille Guimard, Jean Graczyk, Raymond Delisle et le champion du monde Vittorio Adorni. Claude Mazeaud va être un des grands animateurs de l’épreuve. Au 23ème tour, il prend les devants en compagnie de Bernard Guyot. Les deux hommes ne sont repris qu’au 33ème tour par un groupe de contre sous l’impulsion de Raymond Poulidor. Daniel Samy, Yves Rault, Guy Epaud, Edouard Delberghe et Jean Marcarini l’ont accompagné. A 8 tours de l’arrivée, ils ne sont plus que quatre en tête, Claude Mazeaud, Raymond Poulidor, Bernard Guyot et Jean Marcarini. A l’amorce du dernier tour, Raymond Poulidor place un démarrage qui lui permet de passer la ligne d’arrivée avec 1′ 10″ d’avance sur Jean Marcarini qui règle, au sprint, Claude Mazeaud et Bernard Guyot.
Les 11 et 12 mai, Claude Mazeaud ajoute deux nouvelles victoires à son palmarès. Le 11 mai, sur le circuit de Malemort, dans la côte de Dampniat, Claude Mazeaud rejoint le Toulousain, Alain Motard, échappé depuis de nombreux kilomètres. Il le dépose dans la montée de Sainte Féréole puis passe la ligne d’arrivée avec 4 minutes d’avance sur Fernand Farges, licencié au VC Maurs. Le lendemain, à Saint Yrieix la Perche, lors du Prix de la Place de la Nation, nullement marqué par ses efforts de la veille, Claude Mazeaud s’échappe dès le 25ème kilomètre en compagnie de Jacques Gestraud et de l’Aurillacois, Claude Aigueparse. En moins de 15 kilomètres, les trois échappés vont prendre un tour au peloton. Dans les derniers tours, alors que Fernand Farges et Yves Rault s’apprêtent à prendre, eux aussi, un tour au peloton, Claude Mazeaud et Jacques Gestraud repartent. A deux tours de la fin, Claude Mazeaud s’en va seul avec une superbe autorité pour aller chercher un nouveau bouquet en laissant Jacques Gestraud à plus de deux minutes.
Le 6 juillet, il remporte le Tour du Béarn. Après quatre étapes le classement général final a été établi aux points. Il est remporté, in extrémis, par Claude Mazeaud qui termine 3ème de la 4ème étape et qui détrone ainsi le maillot jaune, Daniel Barjolin.
Après s’être imposé le 20 juillet, à Paulhac, Claude Mazeaud termine second, le 19 août, du Critérium de Meymac qui voit la victoire de Walter Ricci.
Le 27 août, il termine 4ème du Grand Prix de Plouay, à 15 secondes du vainqueur, Jean Jourden, lequel remporte l’épreuve pour la seconde année consécutive.
Au mois de septembre, Claude Mazeaud s’impose, le 8, aux 19ème Boucles Allassacoises où il devance Raymond Riotte et le 16, à Piégut Pluviers où il s’impose devant le Libournais, Marcel Vidal.
C’est encore en septembre que Claude Mazeaud réalise sa plus belle performance de la saison. Le 14, à Saint Priest, en Rhône Alpes, il monte sur la 2ème marche du podium du championnat de France des Hors Catégories. C’est au sprint que s’est joué le titre entre trois coureurs. Claude Mazeaud est devancé par le Normand, Guy Grimbert, mais il précède de nombreux Lyonnais qui évoluaient sur leur terre. Le podium est complété par Charles Rigon.

1970 – La Bretagne avec les copains.
Claude Mazeaud ne déroge pas à ses habitudes, comme les saisons précédentes, on le retrouve, début mars, sur la Côte d’Azur. Le 3, il termine 5ème du Grand Prix de Grasse remporté par Yves Hézard.
Le 21 juin, lors du Prix Eco Therm, à Brive, après 50 kilomètres de course, le coureur de Montastruc, Jacques Esclassan passe à l’attaque. Il traverse Argentat avec deux minutes d’avance sur le peloton. Dans la côte d’Albussac, Claude Mazeaud se lance à sa poursuite, il le rejoint aux Quatre Routes et de concert, les deux hommes augmentent leur avance. Ils vont franchir la ligne d’arrivée avec 6 minutes d’avance sur leurs poursuivants. Claude Mazeaud bat, au sprint, celui qui va devenir un des meilleurs sprinters français dans les années suivantes.
Le 5 juillet, Claude Mazeaud s’impose à Chevanceaux, en Charente Maritime. Il devance, au sprint, Daniel Samy et Francis Duteil.
Le 30 juillet, il termine 2ème du Tour des Landes remporté par Daniel Vermeulen. Michel Fedrigo prend la 3ème place.
La Bretagne attire toujours Claude Mazeaud. C’est avec plaisir qu’il y retrouve, Jean Bourlès, François Le Bihan, Félix Le Buhotel et Jacques Simon avec lesquels il anime les courses de la région. Le 21 juillet, Claude Mazeaud termine deuxième à Ploullalouen derrière Régis Delépine.
Le 27 juillet, il participe au Critérium de Plessala disputé en deux étapes. Il termine 5ème de la 1ère étape remportée par Francois Le Bihan et 1er de la 2ème étape devant François Hamon. Le lendemain, Claude Mazeaud termine 8ème du Critérium de Callac remporté par Cyrille Guimard.
Le 25 août, Claude Mazeaud termine 9ème du Grand Prix de Plouay. Gianni Marcarini remporte l’épreuve devant Robert Bouloux et Roland Berland. Deux jours plus tard, le 27, Claude Mazeaud remporte le Critérium de Meslan devant Francois Le Bihan et Yves Ravaleu.
Toujours en Bretagne, Claude Mazeaud remporte, en cours de saison, le Circuit de l’Argoat, le critérium de Cléguerec et il termine 2ème à celui de Maroué.
1971 -Toujours au top malgré les années qui défilent.
Le 7 mars, malgré une température sibérienne, ils soit soixante coureurs à s’aligner au départ du Grand Prix d’Angoulême. Claude Mazeaud s’échappe au 6ème des huit tours de circuit. Dans une condition physique très avancée en raison d’un stage effectué sur la Côte d’Azur, il s’envole seul vers une brillante victoire malgré les efforts désespérés du gantier, Christian Thimonier, parti en chasse patates. Ce dernier va devoir laisser la seconde place à Jacques Gestraud qui passe la ligne d’arrivée avec 50 secondes de retard sur Claude Mazeaud.
Du 26 au 28 mars, Claude Mazeaud participe au Tour des Alpes de Provence. Bernard Bourreau remporte l’épreuve. Claude Mazeaud remporte la 4ème étape.
Du 16 au 18 avril, Claude Mazeaud fait face à une forte coalition Italienne au 28ème Tour du Vaucluse, disputé en trois étapes. Il monte sur la 2ème marche du podium du classement général final, intercalé entre deux italiens, Guiseppe Mafféis et Mario Corti.
Le 25 avril, Claude Mazeaud effectue un premier déplacement en Bretagne pour participer au Critérium de Sévignac, dans les côtes d’Armor. Sur le circuit de Guitternel, il prend la seconde place derrière François Le Bihan.
Le 9 mai, Claude Mazeaud remporte le Tour du Gard après 3 jours de courses.Il devance Claude Borgna et Angelo Ottaviani.
Le 16 mai, Claude Mazeaud domine le Critérium de Saint Just, en Ille et Vilaine. Il devance François Le Bihan et André Foucher.
Le 31 mai, devant 10000 personnes Eddy Merckx inscrit son nom au palmarès du Critérium international de La Souterraine. A 13 tours de la fin, sept hommes se détachent, Claude Mazeaud est le seul amateur du groupe composé d’Eddy Merckx, de Raymond Poulidor, d’Yves Hézard, de Pierre Coquery et de Jean Claude Daunat. A l’annonce du dernier tour, Eddy Merckx place un démarrage auquel répond Claude Mazeaud. Les deux derniers kilomètres sont bouclés en un temps record, Eddy Merckx l’emporte avec 3 secondes d’avance sur Claude Mazeaud.
Le 25 août, Claude Mazeaud titille, à nouveau, les pros au Critérium de Meymac. Il prend la 3ème place derrière Bernard Labourdette et Gilbert Bellone.
Comme les années précédentes, durant les mois de juillet et d’août, Claude Mazeaud passe une grande partie de son temps en Bretagne. Le 19 juillet, il termine 5ème à Perros Guirrec, le 30 août, il s’impose à Châteauneuf du Faou devant Georges Talbourdet et Jacques Simon, Le lendemain, il termine 3ème à Locmiquelic derrière Gianni Marcarini et Jean Yves Lebreton. En cours de saison, Claude Mazeaud remporte le Critérium d’Hennebont devant Jacques Simon et celui de Spezet devant François le Bihan.
Parmi les autres résultats obtenus par Claude Mazeaud durant cette année 1971, on note une 10ème place au Tour des Vosges remporté par François Le Bihan ainsi qu’une victoire à Créon d’Armagnac.
1972 – Sa dernière saison.
Le 4 juin, sur le circuit des Trois Ponts à Croze, Claude Mazeaud remporte un de ses derniers succès. Au 3ème tour, la bonne échappée prend forme. André Laroudie, Alain Buffière, Claude Mazeaud et René Pouget s’extraient du peloton. René Pouget ne tarde pas à disparaître. Les trois hommes de tête creusent l’écart qui atteint 4 minutes au 15ème tour. Au 21ème tour, Claude Mazeaud décramponne ses compagnons d’échappée. Il l’emporte avec deux minutes d’avance sur André Laroudie qui règle au sprint Alain Buffière.
Après avoir terminé 2ème en Bretagne, à Pommerit Le Vicomte, derrière Bernard Labourdette et devant Bernard Thevenet, le 23 août, Claude Mazeaud termine 6ème du Grand Prix de Plouay, à 40 secondes du vainqueur, Robert Bouloux
Sources des données retranscrites : Archives Populaire du Centre, Site : Mémoire-du-cyclisme. Rétro Vélo Dordogne : Bernard Péccabin. Patrimoine cycliste du Grand Sud Ouest : Gérard Escoubès.
Maquettes des maillots : Mémoire-du-cyclisme. Jean Louis Bey.
L’essentiel de son palmarès –
1954 –
8ème – Championnat du VC Arédien.
1955 –
1er – Saint Hilaire Foissac.
1er – Servières le Château.
1er – Mensignac.
1er – Notre Dame de Châtres.
1er – Championnat du VC Arédien – 2ème étape.
1er – Championnat du VC Arédien.
2ème – Meyssac – 1ère étape.
2ème – La Souterraine.
2ème – Ladignac.
2ème – Campagne.
2ème – Bois de Bourzat – Orgnac.
2ème – Objat.
2ème – Lagraulière.
2ème – Sainte Orse.
2ème – La Roche l’Abeille.
2ème – Peyrilhac.
2ème – Peyrabout
3ème – Lacaujamet.
3ème – Beyssac.
3ème – Saint Yrieix La Perche – Classement 3 et 4
3ème – Lubersac.
4ème – Egletons.
4ème – Championnat du Limousin des Sociétés.
4ème – Saint Augustin.
4ème – Saint Bonnet La Rivière.
4ème – Sainte Féréole.
5ème – Saint Estèphe.
5ème – Vignols.
5ème – Championnat du VC Arédien – 1ère étape.
6ème – Nouzerines.
6ème – Brive – Prix de la Libération.
7ème – Payzac.
9ème – Course de Classement du VC Arédien.
10ème – Course de Classement du VC Arédien.
1956 –
1er – Saint Yrieix La Perche – Prix Emile Redon – Classement 3 et 4.
1er – Sarlat.
1er – La Roche l’Abeille.
2ème – Vicq sur Breuilh.
2ème – Juillac.
3ème – Cyclo-cross de Bussière Galant – Classement 3 et 4.
3ème – Saint Sulpice Laurière.
3ème – Saint Yrieix La Perche – Prix du Conseil Municipal.
4ème – Saint Yrieix La Perche – Classement 3 et 4.
4ème – Limoges – Prix Fernand Latié.
5ème – Saint Chamant.
6ème – Saint Yrieix La Perche – Prix Emile Redon.
7ème – Salignac.
8ème – Critérium de Brive.
9ème – Brive – Prix Martini.
9ème – Piégut Pluviers.
1957 –
1er – Course de classement du VC Arédien.
1er – Saint Cyr.
1er – Orgnac.
1er – Vignols.
1er – Dournazac.
1er – Troche.
2ème – Course de classement du VC Arédien.
2ème – Saint Martial de Valette.
2ème – Bussière Galant.
2ème – Tulle – Prix Conchon Quinette.
3ème – Cussac.
3ème – Coussac Bonneval.
3ème – Saint Junien – Prix Antonin Reix.
3ème – Miallet.
3ème – Perpezac Le Noir.
4ème – Masseret.
4ème – Lagraulière.
4ème – Saint Julien le Vendômois.
5ème – Sarlat.
6ème – Aixe sur Vienne – Circuit Aixois.
6ème – Seilhac.
7ème – Saint Geniez.
7ème – Brigueil Le Chantre.
7ème – Saint Yrieix La Perche – Nocturne.
7ème – Uzerche.
7ème – Allassac.
8ème – Chamboulive.
8ème – Vicq sur Breuilh.
9ème – Javerlhac.
1960 –
1er – Nexon.
1er – Meuzac.
2ème – La Meyze.
3ème – Allassac.
3ème – Piégut Pluviers.
3ème – Miallet.
3ème – Paulhac.
4ème – Saint Junien – Prix Antonin Reix.
4ème – Nantiat.
6ème – Aixe sur Vienne – Circuit Aixois.
7ème – Peyrelevade.
7ème – Sardent.
1961 –
1er – Championnat de France des Indépendants.
1er – Bonnat.
1er – Saint Laurent sur Gorre.
1er – Championnat du Limousin des Sociétés.
1er – Brive – Prix Martini.
1er – Culan.
1er – L’Hopital d’Ydes.
2ème – Saint Martial de Valette.
2ème – Montamisé.
2ème – Beissereix.
2ème – Néris Les Bains.
2ème – Commentry.
2ème – Championnat du Limousin.
2ème – Critérium d’Oradour sur Glane.
2ème – Commentry.
2ème – Tour de l’Indre.
2ème – Coux et Bigarroque.
2ème – Thenon.
2ème – Critérium de Thizy.
2ème – Egletons.
3ème – Tour de la Corrèze – 2ème étape.
3ème – Critérium de Belvès.
3ème – Oradour sur Vayres.
3ème – Critérium de Meymac.
3ème – Piégut Pluviers.
3ème – Tour de l’Indre – 1ère étape.
3ème – Mende.
3ème – Aurillac.
3ème – Saint Amandin.
4ème – Riom.
5ème – Critérium d’Ussel.
6ème – Peyrelevade.
6ème – Peyrat La Nonière.
6ème – Tour de l’Indre – 2ème étape.
7ème – Polymultipliée.
9ème – Championnat du Limousin de cyclo-cross.
10ème – Bol d’Or des Monédières.
10ème – Bort les Orgues.
1962 –
1er – Course de classement de l’Union Vélocipédique Limousine.
1er – Boucles du Bas Limousin.
1er – Figeac.
1er – Oradour sur Vayres.
1er – Piégut Pluviers.
2ème – Critérium de Belvès.
2ème – Critérium de Lubersac.
2ème – Critérium de Pontivy.
2ème – Critérium de Pluvigner.
3ème – Allassac.
3ème – Critérium de Morlaix Ploujean.
4ème – Saint Junien – Prix Antonin Reix.
4ème – Crotérium de Meymac.
5ème – Champniers.
5ème – Critérium de Bains de Bretagne.
5ème – Commentry.
5ème – Commentry.
6ème – Toulx Sainte Croix.
6ème – Riom.
7ème – Saint Céré.
7ème – Monts d’Auvergne – 3ème étape.
7ème – Ronde de Seignelay.
8ème – La Trimouille.
9ème – Monts d’Auvergne – 2ème étape.
10ème – Grand Prix d’Aix en Provence.
1963 –
1er – Oradour sur Vayres.
1er – Commentry.
1er – Critérium de Meymac.
1er – Commentry.
1er – Valence sur Baise.
2ème – Guéret.
2ème – Critérium de Limoges.
2ème – Eymoutiers – Prix du Macaud.
2ème – Lavaveix Les Mines.
2ème – Circuit d’Auvergne.
2ème – Montmorillon.
2ème – Vergongheon.
3ème – Critérium d’Ussel.
4ème – Critérium de Peyrat Le Château.
4ème – Egletons.
4ème – Grand Prix de Saint Raphaël.
4ème – Circuit d’Aquitaine.
4ème – Circuit d’Aquitaine – 2ème étape.
4ème – Grand Prix de Plouay.
5ème – Bol d’Or des Monédières.
5ème – Circuit d’Aquitaine – 3ème étape.
6ème – Lubersac.
6ème – Mont Agel.
6ème – Circuit d’Aquitaine – 4ème étape.
7ème – Mensignac.
8ème – Brioude.
8ème – Grand Prix d’Aix en Provence.
9ème – Boucles du Bas Limousin.
9ème – Objat.
10ème – Espéraza.
10ème – Critérium National – Epreuve en ligne.
1964 –
1er – La Couronne.
1er – Critérium de Saint Brieuc.
2ème – Circuit d’Aquitaine.
3ème – Boucles du Bas Limousin.
4ème – Circuit de Monaco.
5ème – Saint Thomas de Cénac.
5ème – Critérium de Limoges.
6ème – Grand Prix d’Aix en Provence.
7ème – Critérium d’Aizun.
7ème – Bol d’Or des Monédières.
10ème – Critérium de Lubersac.
1965 –
1er – Saint Thomas de Conac.
1er – Critérium de Firmi.
1er – Critérium de Saint Brieuc.
1er – Gensac.
2ème – Circuit Boussaquin.
2ème – Critérium de Meymac.
3ème – Saint Martial de Valette.
3ème – Montpazier.
3ème – Henon.
3ème – Bourbriac.
4ème – Périgueux Saint Georges.
4ème – Commentry.
6ème – Bénévent l’Abbaye.
7ème – Treignac.
7ème – Critérium de Gouesnou.
7ème – Poly-lyonnaise.
7ème – Bordeaux-Périgueux.
9ème – Bol d’Or des Monédières.
9ème – Mussidan.
10ème – Critérium de Saint Claud.
1966 –
1er – Brive – Prix Philips.
1er – Saint Amandin.
1er – Critérium de Lubersac.
1er – Sigoulès.
1er – Massiac.
1er – Montastruc.
1er – Grand Prix de Plouay.
2ème – Le Gibeau.
2ème – Vergongheon.
2ème – Violay.
2ème – Massiac -1ère étape.
3ème – Critérium de La Souterraine.
3ème – Saint Flour.
3ème – Bernos Beaulac.
4ème – La Couronne.
4ème – Saint Junien – Prix Antonin Reix.
4ème – Journiac.
4ème – Gannat.
5ème – Tarnac.
5ème – Allassac.
5ème – Prix de Monaco.
6ème – Trémolat.
6ème – Critérium d’Egletons.
6ème – Critérium de Meymac.
9ème – Guéret – Prix de la Trinité.
9ème – Toulon.
10ème – Critérium d’Oradour sur Glane.
1967 –
1er – Néris Les Bains.
1er – Sigoulès.
1er – Liorac.
2ème – Saint Junien – Prix Antonin Reix.
2ème – Massiac – 3ème étape.
2ème – Culan.
2ème – Tour du Béarn.
2ème – Critérium de Plancoet.
2ème – Critérium de Lescouet Jugon.
2ème – Chevanceaux.
2ème – Critérium de Plessala.
2ème – Saint Alvère.
2ème – Valence sur Baise.
2ème – Massiac -1ère étape.
3ème – Boucles du Bas Limousin.
3ème – Bugeat.
3ème – Sardent.
3ème – Loches.
3ème – Villamblard.
3ème – Le Gibeau.
3ème – Jardres.
4ème – Saint Setiers.
5ème – Confolens.
5ème – Aurillac.
7ème – Grand Bourg.
7ème – La Couronne.
9ème – Sérignac.
9ème – Guéret – Prix de la Trinité.
9ème – Grand Prix de Plouay.
10ème – Critérium de Meymac.
10ème – Boucles Allassacoises.
1968 –
1er – Blond.
1er – Critérium de Meymac.
1er – Aurillac.
1er – Sireuil
1er – Critérium de Guerlesquin.
1er – Aigre.
1er – Critérium de Plumieux.
1er – Critérium de Plénée Jugon.
1er – Critérium de Saint Cast.
2ème – La Souterraine – Prix Guy Geoffre.
2ème – Boucles du Bas Limousin.
2ème – Malemort.
2ème – Guéret – Prix de la Trinité.
2ème – Brive – Prix du Comptoir Briviste.
2ème – Piégut Pluviers.
2ème – Boucles de Bergerac – 2ème étape.
2ème – Mont Pujols.
2ème – Arpajon sur Cère.
2ème – Critérium de Plouec de Trieux.
2ème – Critérium de Plouha.
3ème – Saint Yrieix La Perche – Prix de la Place de la Nation.
3ème – Saint Léonard de Noblat.
3ème – Massiac.
3ème – Polybéarnaise.
3ème – Boucles de Bergerac.
4ème – Fontanières.
4ème – Critérium de Plessala.
5ème – Championnat de France des Hors Catégories.
5ème – Grand Prix de Plouay.
5ème – Critérium de Sizun.
6ème – Condat sur Vienne.
8ème – Circuit du Cantal.
9ème – Bretenoux.
9ème – Poitiers.
10ème – Cénac Saint Julien.
10ème – Boucles Allassacoises.
1969 –
1er – Cénac et Saint Julien.
1er – Malemort.
1er – Saint Yrieix La Perche – Prix de la Place de la Nation.
1er – Tour du Béarn.
1er – Allassac.
1er – Piégut Pluviers.
1er – Paulhac.
2ème – Aigurande.
2ème – Critérium de Meymac.
2ème – Leugny.
2ème – Grasse.
2ème – Decazeville.
2ème – Championnat de France des Hors Catégories.
2ème – Sauveterre du Béarn.
3ème – Critérium de La Souterraine.
3ème – Milhac d’Auberoche.
3ème – Tour du Béarn – 4ème étape.
3ème – La Trimouille.
4ème – Saint Privat.
4ème – Guéret – Prix Roger Auclair.
4ème – Boucles de l’Aude.
4ème – Aurillac.
4ème – Grand Prix de Plouay.
5ème – Brive – Prix d’Ouverture.
7ème – Boucles du Bas Limousin.
7ème – Monts du Livradois – 1ère étape.
7ème – Lagorce Laguirande.
9ème – Felletin – Prix Manor.
1970 –
1er – Brive – Prix Eco Therm.
1er – Chevanceaux.
1er – Plessala – 2ème étape.
1er – Critérium de Meslan.
1er – Circuit de l’Argoat.
1er – Critérium de Cléguerec.
2ème – Pérignac de Condat.
2ème – Critérium de Maroué.
2ème – Critérium de Ploullalouen.
2ème – Tour des Landes.
3ème – Coux et Bigarroque.
4ème – Critérium de Plessala.
5ème – Trélissac.
5ème – Critérium de Meymac.
5ème – Grasse.
5ème – Curac.
5ème – Plessala – 1ère étape.
8ème – Critérium de Callac.
9ème – Grand Prix de Plouay.
1971 –
1er – Tour du Gard.
1er – Angoulême.
1er – Critérium de Chateauneuf du Faou.
1er – Critérium de Saint Just.
1er – Critérium d’Hennebont.
1er – Critérium de Spezet.
1er – Tour des Alpes de Provence – 4ème étape.
1er – Créon d’Armagnac.
2ème – Critérium de La Souterraine.
2ème – Sévignac.
2ème – Tour du Vaucluse.
3ème – Critérium de Meymac.
3ème – Critérium de Locmiquelic.
5ème – Laval.
5ème – Critérium de Perros Guirec.
8ème – Coux et Bigarroque.
9ème – Guéret – Prix de la Trinité.
10ème – Tour des Vosges.
1972 –
1er – Croze.
2ème – Pommerit Le Vicomte.
4ème – Coux et Bigarroque.
6ème – Boucles Pomona.
6ème – Grand Prix de Plouay.